05.08.2008

Le Secours Rouge encourage les actes illégaux du DHKP-C

secoursrouge + dhkpc.jpgBELGIQUE. Le Secours Rouge, co-fondé par Bertrand Sassoye, n'a jamais manqué de répéter son soutien au DHKP-C, mouvement terroriste de l'extrême gauche turque.
 
Dans une brochure intitulée "Les 7 enjeux de l'affaire Bahar Kimyongür" (publiée en mars 2007), le Secours Rouge écrit notamment :
 
- (à propos de Bahar Kimyongür), "Nous ignorons si cette activité l'a amené à poser des actes illégaux (...), mais s'il l'a fait, nous estimons que cela est tout à son honneur."
 
- "Le Secours Rouge/APAPC ne professe pas un respect de principe pour la légalité (...)"
 
- "Nous n'attendons donc pas qu'une personne soit innocente pour demander sa libération."
 
- "(...) la légitimité morale et historique du choix de la lutte armée révolutionnaire faite par le DHKP-C ne souffre aucune discussion."
 
- "Il est légitime de lutter les armes à la main contre les exploiteurs et les oppresseurs du peuple."

Historique du DHKP-C

dhkpc-logo.gifTURQUIE. Le DHKP-C (Parti/Front Révolutionnaire de Libération du Peuple), organisation d'extrême gauche turque, se réfère au marxisme-léninisme radical et exprime des sympathies pour le stalinisme. Le DHKP-C est une organisation extrêmement violente et dangereuse. Il dispose d’une branche armée : les Unités Révolutionnaires Armées (Silahli Devrimci Birlikleri), qui sont à l’origine de nombreux meurtres et attentats sanglants en Turquie et en Europe.

Le DHKP-C est le successeur d'une lignée de mouvements révolutionnaires :

§         TIP (1961 - parti ouvrier de Turquie)

§         FKF (1965 - fédération des clubs de réflexion)

§         DEVRIMCI-GENçLIK - 1969 (jeunesse révolutionnaire)

§         THKP-C (1970-1972, Parti-Front de libération populaire de Turquie)

§         DEV-GENçLIK (1974-76)

§         DEVRIMCI YOL (1976-78-80, chemin révolutionnaire)

§         DEVRIMCI SOL (1978-1994, gauche révolutionnaire)

§         DHKP-C (1994)

L’utilisation, à la fois du terme parti et front, provient de divergences internes sur le type d’actions à entreprendre. Le fait d’utiliser les deux termes satisfaisait tout le monde. Les partisans du terme « parti » se référant à une activité politique et le terme « Front » faisant référence au volet activiste du mouvement.

Depuis 1988, le mouvement, sous ses différentes appellations, collabore avec les nationalistes kurdes du PKK. Jusqu’en 1992, ses hommes, qui ont été jusqu’à 5 000, s’entraînaient au Liban, sous la protection de la Syrie.

En 1990, le DHKP-C se met à viser des intérêts étrangers y compris l’attaque d’installations et de personnel diplomatique et militaire américain. En protestation à la première guerre du Golfe, le DHKP-C a assassiné 2 employés civils de l’armée américaine, blessé un officier de l’Air Force et attaqué à la bombe pas moins de 20 installations militaires, commerciales ou culturelles liées à l’OTAN et aux USA.

Le 1er novembre 1991, s’est clos le procès de 1 243 membres du mouvement. 582 ont été acquittés, soixante-six ont bénéficié d’un non-lieu, 553 ont été condamnés à une peine de prison à temps, quarante-et-un à la réclusion à perpétuité, un à mort (non exécuté).

Le chef du DHKP-C, Dursun Karatas, évadé d’une prison turque en 1980 et figurant au registre rouge d’Interpol dans 174 pays, a été arrêté en France en 1994, puis libéré par les autorités françaises (février 1995).

Le 20 octobre 2000, le DHKP-C lance un mouvement de grève de la faim contre la réforme des prisons, laquelle vise à transférer les prisonniers politiques vers des établissements pénitentiaires de haute sécurité (prisons de type F) inspirés du modèle US et répondant officiellement aux normes européennes. Les prisonniers du DHKP-C entrent en « jeûne jusqu’à la mort » pour protester contre leur mise en isolement dans des cellules individuelles où ils se plaignent des mauvais traitements. En fait, ils veulent rester groupés afin de pouvoir continuer une activité politique au sein même des prisons qui sont pour certaines sous le contrôle interne des membres de l’organisation. En effet, cette réforme des prisons prévoit la fin de l’organisation en dortoirs (contenant de 30 à 100 personnes) et le passage à des cellules à taille humaine (de une à quatre personnes). Pendant longtemps, ces dortoirs étaient des zones de non droit où les groupes armés faisaient régner leurs propres lois, les transformant en camps de formation militaire et idéologique. Si le DHKP-C réagit aussi violemment à cette réforme, poussant ses militants à la mort à travers des « jeûnes », c’est tout simplement parce qu’elle signifiait la fin de son hégémonie dans les prisons. Durant ces sept années de résistance à cette réforme, plus de 100 membres du DHKP-C perdirent la vie.

En 2001, le DHKP-C a commencé à commettre des attentats-suicides contre la police turque (en janvier et septembre).dhkpc-armes.jpg

Le DHKP-C est depuis 2002 sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne ainsi que celle établie par les États-Unis. Au printemps 2004, une opération conjointe des polices turque, belge, allemande, néerlandaise et italienne, fondée sur 56 000 heures d’écoutes téléphoniques, aboutit à l’arrestation d’une quarantaine de personnes, suspectées de cinq attentats commis en Turquie pendant l’année 2003.

Selon les estimations, le DHKP-C a fait 350 victimes et a lui-même subi la perte de 900 militants abattus ou morts en détention suite à leur grève de la faim.

Le DHKP-C compterait plusieurs dizaines de militants opérationnels dans la structure militaire de l’organisation.

Le DHKP-C peut compter sur un important réseau de sympathie dans la diaspora turque en Europe, ainsi qu'auprès de différentes organisations d'extrême gauche en Europe.

Le DHKP/C est unanimement désigné comme une organisation meurtrière et très dangereuse, y compris par les organisations de défense des droits de l’homme (Human Watch, Amnesty International...).

04.08.2008

Thierry Delforge : "Soyons clairs : la violence c'est l'ABC du marxisme"

BELGIQUE. Le journal "Le Soir" a pris la curieuse initiative d'inviter Bertrand Sassoye, inculpé pour participation à une organisation terroriste, à "chatter" avec ses lecteurs le 31 juillet 2008 de 12h à 13h. "Sans surprise, la séquence "chat" organisée par le "Soir" tourne à la séance de propagande pour Bertrand Sassoye", peut-on lire dans un article publié le 2 août 2008 sur le site de "La Libre Belgique".

 
De fait, Bertrand Sassoye, condamné à perpétuité en 1988 pour les attentats commis sous l'étiquette des Cellules Communistes Combattances (CCC), libéré en 2000, réinculpé en 2008 pour ses liens avec le Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM), reste fidèle à lui-même et continue à prôner la violence "quand elle est nécessaire".
 
Plus intéressante, cette déclaration de Thierry Delforge au cours de ce "chat" : "Soyons clairs : la violence c'est l'ABC du marxisme". 
Qui est Thierry Delforge ? Il s'agit d'un vieux militant d'extrême gauche qui cumule les casquettes.
 
- militant syndical CGSP (il est instituteur retraité)
 
- membre actif  de la section bruxelloise d'Attac
 
trianglerouge-clea.gif- membre actif du Collectif pour la liberté d'expression et d'association (CLEA) dont une bonne part des activités consiste à soutenir les militants d'extrême gauche inculpés par la justice. Le CLEA soutient notamment Bahar Kimyongür et ses co-inculpés du DHKP-C, mouvement terroriste de l'extrême gauche turque.
 
- animateur de Radio Air Libre
 
Radio Air Libre est une radio d'extrême gauche. Elle fut très proche de la mouvance anarcho-marxiste représentée par l'association du 22 mars et la revue Alternative Libertaire. Au cours des années '80, il y avait au programme de Radio Air Libre une émission intitulée "Infrarouge" animée par un certain Christophe V. Cette émission radio faisait l'apologie du terrorisme et relayait les communiqués du collectifligne-rouge.jpg "Ligne Rouge" lancé en septembre 1983 par Pierre Carette pour diffuser les communiqués des différentes organisations terroristes de l'extrême gauche européenne. Chantale Paternostre y anima une émission féministe intitulée "Renversons les marmites !" avant d'être condamnée pour ses activités terroristes sous l'étiquette du Front Révolutionnaire d'Action Prolétarienne (FRAP). L'époux de Chantal Paternostre fut trésorier de Radio Air Libre.
 
- collaborateur de l'association d'extrême gauche Résistances, autoproclamée "observatoire de l'extrême droite" et dirigée par Manuel Abramowicz
 
- membre du comité de direction du Cercle Républicain (CRK) dirigé par Nadia Geerts, également collaboratrice de l'association Résistances
 
secours-rouge.gif- porte-parole du Secours Rouge (co-fondé par Bertrand Sassoye)
 
Le 8 mai 2008, Thierry Delforge était l'un des intervenants du colloque "Mai 68 : stop et encore" qui s'est tenu à l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et dont Manuel Abramowicz était "camarade organisateur". Cette soirée était animée par Laurent Arnauts, directeur du Journal du Mardi, et Colette Braeckman, journaliste du "Soir" (en remplacement de Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du "Soir"). Parmi les stands proposés, ceux de la LCR, du PTB, du MAS, de la LCT-QI ainsi que du Bloc marxiste-léniniste (co-fondé par Bertrand Sassoye).
 
Notons encore que Thierry Delforge est le père de Céline Delforge, parlementaire bruxelloise d'extrême gauche siégeant sous l'étiquette Ecolo. Céline Delforge faisait partie de la délégation parlementaire qui se rendit au chevet de Wahoub Fayoumi durant son internement.

14.07.2008

ADEN, l'éditeur "engagé" de T. Derbent, alias Bertrand Sassoye

logo_aden.gifBELGIQUE. Les livres de Bertrand Sassoye publiés sous le pseudonyme de T. Derbent ont été édités par la maison d'éditions Aden.
Les éditions Aden sont dirigées par Gilles Martin, proche du Parti du Travail de Belgique (PTB), mouvement politique stalinien-maoïste.
 
"Nous avons envie d'éditer aussi bien des anarchistes, que des communistes ou des écolos radicaux (...)", peut-on lire sur le site internet des éditions Aden.
Au catalogue des éditions Aden, on trouve en effet des ouvrages de Che Guevara, Engels, Lénine, mais aussi de Noam Chomsky (linguiste sympathisant de la mouvance anarcho-syndicale), de Nadine Rosa-Rosso (ex-secrétaire générale du PTB) ou d'Anne Morelli, professeur de l'ULB se situant à l'extrême gauche.
Les éditions Aden publient plusieurs collections : EPO (reprise du nom de la maison d'édition du PTB), Fil rouge, Opium du peuple (avec le Discours contre Dieu de Sade),...
 
La maison d'éditions Aden organise annuellement à Schaerbeek "Joli Mai", présenté comme un "salon du livre indépendant". Ce salon subsidiéjoli-mai.gif par diverses institutions officielles rassemble quelques stands dont :
- A voix autre, revue anarchiste
- Golias
- le Courant Communiste International (CCI)
- Le Drapeau Rouge, organe de presse du Parti Communiste Belge
- Solidaire, organe de presse du Parti du Travail de Belgique (PTB)

12.07.2008

T. Derbent, alias Bertrand Sassoye, et les séances de formation à la politique militaire révolutionnaire

affiche-bloc-ml02.jpgBELGIQUE. Le 26 juin 2008, la grande presse signalait que Bertrand Sassoye, condamné en 1988 à perpétuité pour ses activités terroristes au sein des Cellules Communistes Combattantes, puis libéré en 2000, co-fondateur du Bloc marxiste-léniniste et co-fondateur du Secours Rouge, publiait des livres sous le pseudonyme de T. Derbent.
Les média soulignaient notamment qu'il s'agissait pour l'essentiel de livres de stratégie et que ces livres étaient consultables à la bibliothèque de la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr.
De fait, Bertrand Sassoye semble s'être particulièrement intéressé à Carl von Clausewitz, grand théoricien de la guerre. Sous le pseudonyme de T. Derbent, Bertrand Sassoye s'est appliqué à montrer l'influence de von Clausewitz dans les guerres révolutionnaires contemporaines. Sassoye va jusqu'à considérer que l'œuvre du général monarchiste prussien ayant été lue, annotée et débattue par Marx, Engels, Lénine, Staline et Giap, elle doit être considérée comme une des sources constitutives du... marxisme-léninisme.
 
Mais aucun média n'a tenté d'en savoir plus sur les activités de ce T. Derbent, alias Sassoye. Il y a pourtant là matière intéressante pour bien comprendre le personnage.
Nous avions déjà signalé que le Bloc marxiste-léniniste avait organisé les 3 et 10 avril 2006 des formations sur la politique militaire révolutionnaire. Ces formations étaient données par... T. Derbent, pseudonyme de Bertrand Sassoye. Des compte-rendus de ces formations ont été publiées dans Clarté, organe de presse du Bloc marxiste-léniniste. 
 
Nous allons en citer différents extraits ci-dessous pour bien faire comprendre l'idéologie extrêmement dangereuse véhiculée par Bertrand Sassoye au sein du Bloc marxiste-léniniste.
 
En préambule, Clarté cite Mao : "Notre méthode principale, c'est d'apprendre la guerre en la faisant."
 
En introduction, Sassoye déclare :
- "(...) Tout projet de révolution sociale doit anticiper la question de l'affrontement armé aux forces du pouvoir (...)"
- "Les organisations à prétention révolutionnaire qui refusent d'élaborer une politique militaire dès avant que la question de l'affrontement se pose pratiquement, se disqualifient en tant que force révolutionnaire (...)"
- "Cette conférense (...) se veut un outil pour aider à une élaboration rigoureuse, méthodique, scientifique, d'une politique militaire révolutionnaire."
Dans la même introduction, Sassoye insiste sur "la réaffirmation sine variatur des principes insurrectionnalistes lénino-kominterniens". Il est utile de rappeler ici que le Bloc marxiste-léniniste se réfère justement au Komintern.
 
Plus loin, Sassoye, sous le pseudonyme de T. Derbent, développe un aspect : "Comment le Parti doit-il se préparer ?". Sassoye y parle de "clandestination", de "militarisation d'une partie de ses cadres et militants", de "cloisonnement", de "création d'un appareil de sécurité et de renseignement ad hoc",...
 
Sous la rubrique "Aspects organisationnels", Bertrand Sassoye parle de "(...) passage du Parti à la clandestinité ou préparation deblocml02.gif ce passage; formation des cadres au travail clandestin; création d'un appareil clandestin (logements, documents, communications); adoption de mesure de sécurité (cloisonnement, etc)".
 
Sous la rubrique "Aspects militaires", Bertrand Sassoye parle de "Réunion des moyens militaires (armes, équipements)" ainsi que "des complicités qui permettront de réunir ces moyens le moment venu (exemple : plan d'attaque de caserne)". Ce dernier point n'est pas sans rappeler l'attaque commise contre la caserne du 3ème Chasseurs Ardennais à Vielsalm en 1984 où des armes ont été volées, armes qui ont ensuite été partiellement retrouvées lors d'arrestations de membres d'Action Directe et des Cellules Communistes Combattantes.
 
Sous la rubrique "Aspects économiques et logistiques", Bertrand Sassoye parle notamment de moyens "de falsification de documents". Ce qui n'est pas sans rappeler l'enquête actuelle sur les activités du Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM) et sur les photos et données anthropométriques des inculpés du Secours Rouge (dont Bertrand Sassoye), documents que la justice italienne suspecte d'être prêts à servir à l'impression de faux papiers.
 
Sous la rubrique "Aspects idéologiques et moraux", Bertrand Sassoye déclare que "(...) le développement de la solidarité avec les prisonniers révolutionnaires peut jouer un rôle dans la bataille idéologique en faveur de l'affrontement armé". De quoi faire réfléchir quant à l'actuelle manipulation d'une certaine intelligentsia de gauche par quelques activistes communistes ! Il suffit de songer aux pétitions et manifestations organisées en "solidarité" avec Bertrand Sassoye et les autres inculpés.
 
Sous la rubrique "Tactique insurrectionnelle : principes", Bertrand Sassoye explique comment :
- se fonder "sur l'utilisation de petits groupes mobiles",
- "Aménager le terrain pour favoriser l'action des groupes mobiles (percer les murs des maisons mitoyennes pour ménager des passages, etc)",
- "(...) miner les positions susceptibles d'être abandonnées, voire simuler des abandons pour attirer l'ennemi dans un endroit miné",
- "Utiliser au maximum et dès le début de l'insurrection la troisième dimension : les toits, les étages, les caves, les égouts",
- "User largement de snipers et de pionniers embusqués veillant au déclenchement opportun de mines. Adopter des dispositifs (caches, passages secrets) permettant aux combattants d'agir dans les zones que l'ennemi croit avoir sécurisées."
 
Sous la rubrique "Terrorisme", Bertrand Sassoye, sous le pseudonyme de T. Derbent, déclare : "(...) parfois, les forces révolutionnaires, obnubilées par la volonté de ne pas présenter le moindre "profil terroriste", perdent de vue que le terrorisme est un élément clé de la politique militaire révolutionnaire."
 
Voilà le contenu des formations proposées par le Bloc marxiste-léniniste et Bertrand Sassoye. Autant savoir.

09.07.2008

Le Bloc marxiste-léniniste (Bloc-ML)

logo-bloc-ml.jpgBELGIQUE. Le Bloc Marxiste-Léniniste (Bloc-ML) est créé en 2002, essentiellement autour de deux personnes, Flor Dewit et Bertrand Sassoye.

Deux organisations constituent le socle de base du Bloc-ML : le Collectif Communiste Aurora (qui dispose de la Librairie Aurora située à Saint-Gilles et est tenue par Flor Dewit) et le Collectif Classe contre Classe ! (apparu dans les années 1990 dans la mouvance politique des Cellules Communistes Combattantes dont Bertrand Sassoye fut l’un des terroristes condamnés).

Le Bloc marxiste-léniniste a ensuite voulu récupérer des militants communistes de différents courants (courant pro-chinois ; courant pro-albanais ; courant communiste combattant préconisant la lutte armée contre l’Etat capitaliste ; courant pro-« Pensée Gonzalo », surnom d’Abimael Guzman, fondateur et théoricien du Sentier Lumineux, mouvement terroriste communiste péruvien).

Pierre Carette, autre figure du mouvement terroriste CCC rejoint le Bloc-ML en mars 2003 et le quitte en mai 2005.

Le Bloc marxiste-léniniste se réfère à la Troisième Internationale (le Komintern), à Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao Tsé-toung et Enver Hoxha.

La permanence du Bloc-ML se tient à la Librairie Aurora (tract du Bloc-ML, décembre 2007)

En été 2003, le Bloc-ML lance un organe de presse : Le Drapeau Rouge Pour la Révolution Prolétarienne. Un seul numéro sera publié. Enclarté-bloc-ml.jpg mai 2005, le Bloc-ML lance un nouveau périodique sous le nom de Clarté. Référence est faite à l’un des titres disparus de la presse du Parti communiste belge. Clarté fut aussi le nom de l’hebdomadaire du Parti communiste marxiste-léniniste de Belgique (PCMLB) qui vécut de 1967 à 1989. L’éditeur responsable de la presse du Bloc-ML est Flor Dewit.

Dans son Manifeste (édition de mai 2003), le Bloc marxiste-léniniste annonce rassembler les « éléments de programme pour un parti communiste révolutionnaire en Belgique ».

La plate-forme du Bloc marxiste-léniniste (rédigée en janvier 2003, modifiée en mai 2003) présente le pacifisme comme une des « principales corruptions du marxisme-léninisme » qui « nie le rôle révolutionnaire de la violence (…) » (propos répétés par le délégué du Bloc-ML le 3 novembre 2007 lors de la réunion à Paris du Comité National Unitaire pour l’unification du mouvement communiste).

Le Bloc marxiste-léniniste ne peut cacher dans sa prose son intérêt pour la violence.

. « La pente savonneuse de l’opportunisme et de la trahison commence dès que les prétendus « révolutionnaires » renoncent à jouer un rôle d’avant-garde sur le plan de la violence révolutionnaire comme sur les autres plans. » (extrait du tract de février 2006 du Bloc-ML)

. Le premier numéro de Clarté (mai 2005) contient un article intitulé « Marxisme et terrorisme » visant à légitimer l’action terroriste selon la doctrine marxiste, citations de Marx, Engels et Lénine à l’appui.

. Le deuxième numéro de Clarté (été 2005) contient un article servant à légitimer « la dictature révolutionnaire du prolétariat ».

. « Toute recrudescence de la lutte des classes s’accompagne d’une recrudescence d’actions de sabotage » (extrait du numéro 3 de Clarté – automne 2005).

Les 3 et 10 avril 2006, le Bloc marxiste-léniniste donne des formations sur la « politique militaire révolutionnaire » dont Clarté publie des compte-rendus. Citons deux extraits :

« Tout projet de révolution sociale doit anticiper la question de l’affrontement armé aux forces du pouvoir et de la réaction » (numéro 5 de Clarté, mai 2006)

« (…) le terrorisme est un élément clé de la politique militaire révolutionnaire » (numéro 6 de Clarté, décembre 2006).

Le Bloc marxiste-léniniste présente en modèle le Militante Gruppe de Berlin, organisation clandestine spécialisée depuis 2001 dans l’incendie d’immeubles et de véhicules (numéro 7 de Clarté, mai 2007).

affiche-bloc-ml.jpgLe Bloc-ML participe à différentes manifestations et est actif à travers les milieux syndicalistes.

Le 8 mai 2008, le Bloc marxiste-léniniste participe à une soirée-débat organisée à l’ULB sur le thème « Mai 68 : stop et encore ». Un blog internet est consacré spécifiquement à la promotion de cette soirée. Manuel Abramowicz, par ailleurs président de l’asbl d’extrême gauche RésistanceS, gère ce blog et se présente comme « camarade organisateur » de cette soirée. Il spécifie parmi les différents stands et la présence militante de membres et d’organisations trotskistes, marxistes-léninistes, socialistes, écologiques, syndicalistes,…, la LCR, le PTB, le MAS, la LCT-QI et le Bloc-ML. Un échantillon complet de l’extrême gauche belge francophone qui côtoie au même endroit la ministre socialiste Françoise Dupuis (dans le cabinet de laquelle a travaillé Wahoub Fayoumi avant de passer à la RTBF).

Différents membres du Bloc marxiste-léniniste sont également actifs dans le Secours Rouge – APAPC (antenne belge du Secours Rouge International). Bertrand Sassoye est l’un des co-fondateurs du Secours Rouge. Flor Dewit est l’un des porte-parole du Secours Rouge.

A la suite de l’arrestation de différentes personnes (Bertrand Sassoye, Wahoub Fayoumi,…) dans le cadre de l’enquête sur les activités du Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM), le Secours Rouge et le Bloc marxiste-léniniste signent le 5 juin 2008 un communiqué commun.

A noter que le PCPM éditait une revue clandestine sous le nom d’Aurora.

05.07.2008

Quand Noël Godin, entarteur médiatique, fait l'apologie du terrorisme d'extrême gauche

raf.jpgNoël Godin, surnommé "l'entarteur" ou encore "le gloupier", est un personnage qui fait les délices des média en lançant des tartes à la crème sur diverses célébrités (de Bernard-Henri Lévy, philosophe, à Bill Gates, patron de Microsoft). Anarchiste libertaire et anticlérical primaire, ce personnage a pour complice occasionnel Jan Bucquoy, autre provocateur anarchiste.

Pour le quarantième anniversaire de mai 68 (et accessoirement la réédition de l'un de ses livres), la presse offrit encore récemment à Noël Godin différentes tribunes (dont près d'une page dans le quotidien belge Le Soir).

Personne ne relève pourtant que Noël Godin fit ouvertement l'apologie du terrorisme d'extrême gauche.

 

Nous citons le livre Crème et châtiment ! - Mémoires d'un Entarteur (éditions Albin Michel, mai 1995), pages 97 à 100.

Marc Cohen pose la question suivante : "Puisque tu emploies volontiers les expressions "attentats pâtissiers" ou "terrorisme gloupinesque", dis-moi franchement ce que tu penses des vrais terroristes, ceux qui travaillent non pas à la crème fouettée mais au fusil d'assaut A.K. 47."

Réponse de Noël Godin : "(...) Qu'ils se soient fourré ou non le doigt dans l'œil dans leurs analyses, leurs visées et leurs méthodes, je lève mon verre à tous les francs-tireurs terroristes (...), les Jules Bonnot(1) , les Andreas Baader(2), les Nathalie Ménigon(3). Ils me semblent qu'on ne peut se fier qu'à eux (...)".

Autre question de Marc Cohen : "Tu trouves, par exemple, les violences de la bande à Baader défendables ?"

Noël Godin répond : "(...) Pour qualifier l'œuvre d'Andreas Baader, un seul adjectif s'impose : humanitaire ! Au sens plein du terme."

Marc Cohen : "Mais la Fraction armée rouge a commis des assassinats !"

Noël Godin : "Sûr que oui. (...) En 1995, Robin des Bois se ferait dégueuler dessus par toute la gauche. Même les derniers survivants édentés du gauchisme condamneraient son "aventure irresponsable", au même titre qu'ils condamnent les dynamiteros d'Action directe ou Florence Rey(4) ."

Marc Cohen : "Même en se plaçant dans cette logique, tu sais bien que si on exécute un P.D.G., un général, un dictateur, on va mettre un nouveau à sa place."

Noël Godin : "Sauf que s'ils y passent les uns après les autres, il n'y aura bientôt plus grand monde pour postuler aux emplois de suceurs de sang. Le terrorisme occasionnel renforce l'Etat, le terrorisme généralisé le désagrège. Je traite la question dans mon tract "Appel au meurtre" diffusé à Bruxelles le soir de l'assassinat de Baader : "Moralistes raclures, croyez-vous vraiment que le métier de détenteur de pouvoir sera longtemps encore praticable si, tout à coup et massivement, les patrons se font écorcher vifs par leur personnel, si les galonnés, les juges et les huissiers se font nuitamment éventrer, et s'il suffit de s'installer dans la hiérarchie du moindre parti politique pour avoir les yeux et les tympans crevés ?"

 

Derrière le médiocre bouffon sommeille un sombre personnage aux rêves sanguinaires.

Et il est regrettable que les média continuent à traiter avec complaisance et sympathie un tel personnage.

      (1)     Jules Bonnot : anarchiste français, meneur d’une organisation criminelle coupable de multiples braquages et meurtres commis de 1910 à 1912.

(2)   Andreas Baader : chef de la Fraction Armée Rouge (RAF), organisation terroriste allemande d’extrême gauche.

(3)   Nathalie Ménigon : membre fondatrice d’Action Directe, organisation terroriste française d’extrême gauche, condamnée à perpétuité pour l’assassinat de Goerges Besse, P.D.G. de Renault, et du général Audran, soumise à un régime de semi-liberté depuis le 10 mai 2007.

(4)   Florence Rey : anarchiste autonome, condamnée à 20 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de 3 policiers.

02.07.2008

Le co-fondateur d'Action Directe aurait des projets communs avec Olivier Besancenot, patron de la LCR

action-directe.jpgFRANCE. Le week-end dernier, Olivier Besancenot a lancé les bases du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) destiné à lui permettre de rassembler l'extrême gauche au-delà des militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

Mais, la semaine dernière, le « Canard énchaîné » a révélé que Jean-Marc Rouillan, ancien membre du groupe terroriste Action directe, était intéressé par ce nouveau parti. L'ex-compagnon de Nathalie Menigon - la pasionaria d'Action directe - aurait rencontré à ce sujet Olivier Besancenot lors de sa venue à Marseille le 7 juin pour une réunion sur le nouveau parti.

Condamné pour les meurtres du général Audran en 1985 et du PDG de Renault Georges Besse en 1986, Rouillan est depuis décembre 2007 en régime de semi-liberté à Marseille. Dans la journée, il travaille pour un éditeur et le soir il retourne dormir en prison. Evoquant le nouveau parti anticapitaliste (NPA), l'ancien terroriste a expliqué y voir « un espoir pour plein de gens qui en ont marre de vivre sans instrument de lutte ». « C'est moi qui suis allé vers eux, j'ai été reçu tout simplement », explique-t-il. Selon son avocat, Jean-Louis Chalanset, à qui Rouillan a fait part de son intention, rien ne s'oppose juridiquement à ce que son client adhère à un parti politique.

A Marseille, les amis de Besancenot confirment effectivement que le cofondateur de l'organisation terroriste Action Directe rencontre régulièrement des membres du comité local de création du nouveau parti. 

 
« On ne demande à personne un bilan de son passé », a déclaré Samy Joshua, membre de la direction de la LCR dans les Bouches-du-Rhône, expliquant que cet intérêt de Rouillan pour le futur NPA n'a pas soulevé de protestation. Mais il semble que pour l'instant, tous les militants ne soient pas encore au courant.
Même écho à la direction de la LCR où on minimise l'affaire. « C'est une petite histoire pour nous, assure Pierre-François Grond, l'un des dirigeants de la Ligue. C'est géré par le comité de Marseille. Si Rouillan est conscient que ses anciennes méthodes ne sont pas les nôtres, on ne voit pas pourquoi on s'opposerait à sa venue. » Alain Krivine, figure historique de la LCR, estime normal qu'Olivier Besancenot ait rencontré Rouillan dans ce cadre, et trouve aussi que l'affaire est « secondaire ». 

La LCR a par ailleurs protesté contre les conditions d'incarcération des membres d'Action directe.

28.06.2008

Le Secours Rouge : bref historique

secours-rouge.gifLe Secours Rouge est une association extrémiste de gauche co-fondée par Bertrand Sassoye (figure de proue des CCC avec Pierre Carette) et se présente comme une organisation de soutien aux « prisonniers politiques révolutionnaires » communistes et anarchistes.

Il s'agit en fait de l'antenne belge du Secours Rouge International (SRI).

Le Secours Rouge (antenne belge) est l'héritier de l'Association des Parents et Amis des Prisonniers Communistes (APAPC). Celle-ci s'est dissoute dans le Secours Rouge dont le logo est sous-titré APAPC. Selon la propre prose du Secours Rouge, celui-ci est néanmoins "nettement plus marqué" que l'APAPC. Plusieurs membres du Secours Rouge proviennent aussi du Bloc Marxiste-Léniniste. Sur le site internet du Secours Rouge, on peut lire : "L’activité du Secours rouge n’est pas de nature humanitaire ni caritative, mais politique. Elle n’est pas neutre, mais fait partie intégrante d’un mouvement unique anticapitaliste, anti-impérialiste, antifasciste, visant à renverser ce système d’exploitation et d’oppression." Autre extrait de leur site internet : "De la même manière, développer la lutte de classe, en contribuant concrètement à la renaissance du mouvement communiste et révolutionnaire est le meilleur moyen pour défendre les camarades emprisonnés."

Plus révélateur encore sur sa nature et sa conception de l'engagement politique, cet extrait de la plaquette de présentation du Secours Rouge (datée de novembre 2001) : "(...) la question de la violence révolutionnaire, aspect indissociable de tout processus révolutionnaire pour abattre le pouvoir de la bourgeoisie impérialiste (...)".

Notons encore le contenu de la brochure intitulée "Plateforme du 19 juin 1999", publiée par le Secours Rouge International (édition francophone datée de juin 2001) : "(...) Les signataires affirment que le recours à la violence est légitime (...)".

Le Secours Rouge publie un bulletin intitulé "Solidarité". Parmi les activités du Secours Rouge, on peut relever le soutien au DHKP-C (organisation terroriste de l'extrême gauche turque), au Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP, organisation terroriste palestinienne de tendance marxiste). En janvier et en novembre 2003, on assiste à des altercations entre manifestants du Secours Rouge et forces de police devant l'Ambassade de Suisse à Bruxelles. Le Secours Rouge venait y manifester son soutien au terroriste suisse Marco Cammenisch, activiste d'extrême gauche impliqué dans des attaques à main armée, des dynamitages, des fusillades contre la police et qui purge une peine de 17 années de prison pour l'assassinat d'un douanier suisse.

Le 14 mars 2005, Bertrand Sassoye, co-fondateur du Secours Rouge belge, rencontre à Paris Giuseppe Maj, militant italien d'extrême gauche et producteur de faux papiers (notamment destinés aux terroristes du GRAPO, mouvement d'extrême gauche espagnol), et Andrea Stauffacher, militante du Secours Rouge de Zurich et proche du terroriste suisse Marco Cammenisch. Spécialiste des questions informatiques, Andrea Stauffacher dirige l'organisation d'extrême gauche "Black Blocks". Elle a été interrogée par le parquet de Bâle en février 2007 quant à ses contacts avec le PCPM. Andrea Stauffacher était venue à Bruxelles (espace Karl Marx) dispenser aux membres du Secours Rouge des cours de cryptage de leurs courriels

Le 19 avril 2007, le Secours Rouge organisait une "rencontre militante" au "Dolle Mol", le café de l'anarchiste Jan Bucquoy. Parmi les personnes présentes, Inge Viet, ancienne de la Fraction Armée Rouge (RAF)

Le 27 mars 2008, une délation du Secours Rouge/APAPC participait à une manifestation devant le consulat d'Italie à Lille (France) en solidarité avec les inculpés du Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM). Un délégué du Secours Rouge/APAPC était également présent à Milan pour la première audience des inculpés du PCPM.

Depuis les arrestations le 5 juin 2008 de membres du Secours Rouge (Bertrand Sassoye, Wahoub Fayoumi,...) dans le cadre de l'enquête sur les projets d'activités terroristes du PCPM, le réseau du Secours Rouge International a commencé à se mobiliser en faveur des inculpés belges. Le 12 juin 2008, petite manifestation devant le consulat belge à Bâle. Le 17 juin 2008, manifestation de soutien à Milan. Le 22 juin 2008, une banderole est déployée à Zurich, dans la zone des supporters de l'Euro 2008. Le 25 juin 2008, petite manifestation devant le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, à l'appel du Secours Rouge France. Le même jour, rassemblement devant le consulat belge en Allemagne à l'appel du Rote Hilfe Deutschland (Secours Rouge Allemagne). Quelques affiches sont apparues en Italie et en Allemagne.

L'un des porte-parole du Secours Rouge est Thierry Delforge, par ailleurs collaborateur de l'association d'extrême gauche RésistanceS dirigée par Manuel Abramowicz.

Le choix du nom. Un premier Secours rouge était déjà apparu en Belgique en février-mars 1971. Celui-ci était encadré par des trotskistes de la Jeune Garde Socialiste (organisation de jeunesse de la Ligue Révolutionnaire des Travailleurs, LRT, renommée POS puis LCR en référence à son partenaire français) et des maoïstes de l'organisation Université Usine Union, de Tout le pouvoir aux travailleurs (TPO-AMADA) et du Parti communiste marxiste-léniniste de Belgique.

La référence est plus ancienne : le nom du Secours rouge est initialement celui d'une organisation créée en décembre 1922 à l’initiative de la Société des vieux bolcheviks, qui se définissait comme une association russe « d'aide et de solidarité internationale aux combattants de la Révolution ». Soutenue par l'Internationale communiste, l’organisation prit le nom de Secours rouge international.

27.06.2008

Wahoub Fayoumi réintègre la RTBF !

rtbf.jpgLa journaliste de la RTBF Wahoub Fayoumi, libérée jeudi de la prison de Berkendael, mais toujours inculpée pour "appartenance à une organisation à vocation terroriste" rencontrait ce vendredi matin la direction de la chaîne. Celle-ci a décidé de l'affecter à un service de documentation, a indiqué la RTBF.

Les quatre militants du Secours Rouge arrêtés le 5 juin ont diffusé vendredi dans le quotidien "Le Soir" une lettre décrivant leurs motivations et affichant clairement leurs convictions communistes. Dans une interview accordée par Wahoub Fayoumi alors qu'elle était encore en cellule et publiée ce jeudi par l'hebdomadaire "Télémoustique", elle réaffirmait encore : "Mes convictions sont des convictions communistes".

La réaffecter à la rédaction du Journal Télévisé permettrait à ses détracteurs de rebaptiser la RTBF en Radio-Télévision Bolchévique Francophone. 

La RTBF a demandé dans son journal de la mi-journée à l'Association des Journalistes Professionnels si ce militantisme était compatible avec l'exercice de la profession de journaliste. "Oui, mais il faut savoir faire un pas de côté quand on doit couvrir des sujets pour lesquels ont est également militant", a déclaré Martine Simonis, secrétaire générale de l'AJP. "Les journalistes sont formés pour pouvoir mettre leurs idées de côté quand ils travaillent." Il n'empêche qu'entrée sur le tard en journalisme, Wahoub Fayoumi avait déjà été à deux reprises "recadrée" par la direction de l'information de la RTBF pour "empathie" vis-à-vis des sujets traités, à savoir les grèves à l'ULB et les sans-papiers. Un engagement politique aussi affirmé que le sien couplé avec une activité de journalisme ne relève-t-elle pas d'une perception schizophrénique nécessitant que deux esprits distincts cohabitent en un seul corps ?

La Société des Journalistes de la RTBF n'a pas souhaité faire de commentaire. Wahoub Fayoumi reprendra le travail lundi. Elle sera affectée à un service de documentation.

L'APAPC, ancêtre du Secours Rouge

apapc_logo.jpgBELGIQUE. Dès 1985, après l'arrestation de Pierre Carette, Bertrand Sassoye, Didier Chevolet et Pascale Vandegeerde, tous quatre inculpés puis condamnés pour les actes terroristes des Cellules Communistes Combattantes, se fonde l'Association des Parents et Amis des Prisonniers Communistes (APAPC). Cette association publiera une luxueuse revue intitulée "Correspondances Révolutionnaires", dont l'essentiel des articles étaient écrits par les prisonniers des CCC et par des détenus d'autres organisations terroristes de la même mouvance.
En parallèle, un pôle activiste se lance sous le nom de Comité d'Agitation et de Propagande Communiste (CAPC). Il se fait notamment remarquer par l'occupation de l'Ambassade du Pérou à Bruxelles en soutien au groupe terroriste péruvien Sentier Lumineux. Des militants du CAPC occuperont également les bureaux de l'Agence France Presse à Bruxelles en soutien aux détenus du groupe terroriste Action Directe.
Dès la fin des années 90, l'APAPC milite pour obtenir la libération des détenus des CCC à l'issue de la peine minimale prévue pour les condamnés à perpétuité. Des affiches de soutien aux CCC sont placées par l'APAPC à différents endroits de Bruxelles. Les relais de l'APAPC s'étendaient dans différents millieux. Au point qu'en septembre 1998, l'hebdomadaire "Télémoustique" (censé s'occuper de programmes de télévision) publie sous la signature de Claude Moniquet un article de quatre pages permettant à l'APAPC de plaider pour la libération des détenus des CCC.
Fin de l'année 2000, la mouvance communiste lance le Secours Rouge International. Une antenne se crée en Belgique sur base de l'APAPC.

Les liens entre les organisations terroristes d'extrême gauche durant les années de plomb

raf.jpgLes Cellules Communistes Combattantes (CCC) entretenaient des liens avec la Fraction armée rouge (RAF) allemande et le groupe terroriste français Action directe (AD). Des opérations communes ont été organisées, sur le territoire belge, par Action Directe et les CCC : vol d'armes dans la caserne des chasseurs ardennais de Vielsalm (12 mai 1984) au cours duquel les agresseurs tirent sur un officier de garde, vol d'un stock de 800 kg d'explosifs dans une carrière le mois suivant. Ces explosifs seront utilisés par les CCC en Belgique, Action Directe en France et la RAF en Allemagne.

En janvier 1985, les CCC vont rompre avec AD et la RAF, sur la question de la stratégie révolutionnaire. Action directe apportera alors son soutien à la création en Belgique d'une nouvelle organisation terroriste, non pas marxiste-léniniste comme les CCC, mais d'essence libertaire : le Front révolutionnaire d'action prolétarienne (FRAP). Les CCC resteront proches d'autres mouvements terroristes marxistes-léninistes : en Italie, l'Union des Communistes Combattants (UCC) issue des Brigades Rouges et en Espagne, le PCEr/GRAPO.

En marge des CCC, le FRAP

explosion-voiture.jpgLes 20 et 21 avril 1985, deux attentats sont commis à Bruxelles, l'un contre l'OTAN, l'autre contre la firme AEG Telefunken. Ces attentats sont revendiqués par le Front Révolutionnaire d'Action Prolétarienne (FRAP). Il s'agit d'une dissidence des CCC suscitée par le groupe terroriste français Action Directe. Action Directe et la Fraction Armée Rouge souhaitaient voir naître un Front de la guérilla ouest-européenne, sorte de coordination terroriste d'extrême gauche. Les CCC, en raison de nuances idéologiques, avaient refusé de se joindre à ce Front.

Le 26 juin 1985, le FRAP tente un autre attentat contre l'usine ACEC de Drogenbos mais la charge n'explose pas et est abandonnée sans avertissement ni précaution.

Le 15 août 1985, la police perquisitionne deux bases d'Action Directe à Bruxelles, l'une à Uccle, l'autre à Anderlecht. La police y découvre des documents relatifs à de futurs attentats du FRAP, des documents d'Action Directe, des explosifs provenant du vol d'Ecaussines et des armes provenant du vol commis à la caserne de Vielsalm (voir article consacré à l'historique des CCC).

Les deux activistes principaux du FRAP, Chantal Paternostre (arrêtée en juillet 1985) et Luc Van Acker (arrêté en janvier 1986), furent condamnés en octobre 1988 lors d'un procès commun avec les CCC.

26.06.2008

Bertrand Sassoye : un illuminé, partisan de la violence

http://users.skynet.be/terrorism/jpeg/belgium_ccc_9.jpg

BRUXELLES. Bertrand Sassoye reste en prison, contrairement à ses amis et co-inculpés du Secours Rouge. Ce terroriste des CCC, condamné à perpétuité en 1988, n'a jamais varié dans ses certitudes "révolutionnaires". Peu après sa libération, le 10 juillet 2000, il déclarait, se répétant en 2003 et en 2006 dans la presse : "Je n'ai rien renié de mes opinions politiques. Je reste marxiste-léniniste [...] et convaincu de la nécessité d'une révolution, d'une lutte armée en Belgique, d'une prise du pouvoir par la violence".