19.05.2009

France : manifestations de plus en plus violentes


FRANCE. Une note de la police parisienne souligne l’augmentation des rassemblements de protestation dans la capitale et s’alarme du nombre de représentants des forces de l’ordre blessés. La Préfecture de police de Paris a noté une nette augmentation du nombre de manifestants (+ 80,6 %), par rapport à l’an passé.

  • Plus de manifestations.
    « Nous enregistrons une augmentation notable des manifestations revendicatives, soit 895 rassemblements sur les 4 premiers mois, contre 672 en 2008, confie le directeur de cabinet du préfet de police. Nous avons dû gérer 210 rassemblements non déclarées contre 116 en 2008. Il s’agissait notamment des occupations de locaux par les étudiants et des manifestations impromptues liées aux conflits au Proche-Orient et au Sri Lanka. Pour parer à ce phénomène, nous tentons d’identifier les organisateurs de ces rassemblements avant de les placer en garde à vue. L’idée est d’engager des poursuites pour les décourager d’agir ainsi. »
  • Certains manifestants de plus en plus violents.
    « Nous avons constaté la présence quasi systématique, dans certaines manifestations mal organisées, d’éléments radicaux venus uniquement pour affronter les forces de l’ordre, soutient Alain Gibelin, directeur adjoint à la DOPC. Il s’agit principalement de gens issus des rangs de l’ultra-gauche. Ces dernières semaines, même dans les regroupements de Tamouls, nous avons relevé la présence d’éléments appartenant à cette mouvance. Ils sont très mobiles et très bien organisés. Ils infiltrent les manifestations d’étudiants
  • Un nombre croissant de policiers et gendarmes blessés.
    « Nous avons eu 92 policiers et gendarmes blessés depuis le début de l’année, contre 18 l’an passé sur la même période, poursuit le haut fonctionnaire. Certains n’hésitent plus à utiliser des feux d’artifice pour tirer sur les fonctionnaires. Ces violences sont commises à proximité des sites de dispersion. »

Au cours de ces affrontements, 1 231 personnes ont été interpellées contre 494 en 2008.

22.12.2008

Terrorisme d'extrême gauche à Bruxelles

La gauche radicale revendique deux attentats à Etterbeek et Saint-Gilles en Belgique

La paroisse Grecque-Melkite Catholique Saint-Jean Chrysostome, située à Etterbeek, a été la cible d’un attentat dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 décembre.

Réveillé et alerté par l’odeur des fortes fumées, le courageux curé de la paroisse, qui habite un appartement attenant à l’église, a pu difficilement circonscrire l’incendie qui a fait d’importants dégâts matériels. Silence radio étrange dans les média. Pourtant les auteurs sont connus, cet attentat plus un autre perpétré contre des véhicules de police à Saint Gilles ont été revendiqué par l'extrême gauche sur le site du CEMAB (Centre de Médias Alternatifs de Bruxelles).

Le CEMAB est connu pour être proche des milieux de la gauche radicale et antifasciste. La résurgence et la banalisation de tels actes laissent craindre une radicalisation violente d’une extrême gauche tentée de choisir à nouveau le terrorisme pour se faire entendre comme ce fut récemment le cas en France et en Grèce et comme elle l’avait déjà fait dans les années 80 avec les Cellules Communistes Combattantes, de sinistre mémoire.

L’attentat contre l’église Grecque

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La revendication de l’attentat contre l’église grecque

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La revendication de l’attentat contre une voiture de police à Saint-Gilles

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06.09.2008

La nébuleuse anti-Benoît XVI

FRANCE. Le pape Benoît XVI sera en France du 12 au 15 septembre. Mouvements anarchistes, extrémistes de gauche, féministes, homosexuels et laïcards se liguent pour l'occasion dans une offensive anti-religieuse. Voyage au sein d'une nébuleuse.
Logo_Fédération_Anarchiste.jpgTout commence ce samedi 6 septembre. A Ploërmel (Bretagne), la Fédération Anarchiste organise un "pique-nique anticlérical" et un "rassemblement festif et blasphématoire" devant la statue de Jean-Paul II présente dans la petite municipalité. L'affiche appelant à ce rassemblement clâme "A bas toutes les religions" et les revendications vont du "respect de toutes les sexualités" au "droit à l'avortement et à la contraception libres et gratuits".
Le vendredi 12 septembre, c'est le Collectif Remballe Ton Pape qui appelle à manifester. Qui compose ce collectif ? La Marche Mondiale des Femmes (MMF), les Panthères roses, Alternative libertaire (AL), Offensive libertaire et sociale (OLS), le Scalp , le Collectif National Droits des Femmes (CNDF), la Ligue Communiste Révolutionnaire, la Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception (CADAC), le Collectif libertaire de Bourges, la Coordination des Collectifs Unitaires pour une Alternative au Libéralisme de l'Hérault, la Coordination Femmes égalité, le Scab (Suisse), la Fédération Sud-PTT, la Ligue du droit des femmes, le Mouvement Français pour le planning familial (MFPF), Dones D'Enllac (Catalogne), le Collectif de pratiques et de réflexions féministes "Ruptures", Réseau féministes "Ruptures", Act-Up - Paris, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) - Marseille, l'Union Syndicale Solidaires, l'Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie (ACTIT), SOS sexisme, National Secular Society (Angleterre), Espoirs de femmes, la Coordination égalité, Les Alternatifs, Mix-Cité - Paris, les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR), Gauche Alternative 67, Initiative féministe européenne (IFE).logo-pantheres-roses.gif
Le samedi 13 septembre, c'est à nouveau la Fédération Anarchiste (FA) qui arpentera le trottoir. Son appel est relayé par Emancipation (tendance syndicaliste révolutionnaire dans la FSU, et qui compte des militants dans d'autres syndicats de l'éducation). "Ni Dieu, ni maître, ni Etat, ni patron ! Souhaitons la malvenue au pape !", conclut logo-lcr2.gifl'appel de la Fédération Anarchiste. Autre variante publiée dans Le Monde Libertaire, publication de la Fédération Anarchiste : "A bas l'armée, les flics et les curés". Un slogan qui montre que si la Fédération Anarchiste n'aime pas les religions, elle combat prioritairement la religion catholique.
Le dimanche 14 septembre, c'est au tour de la Fédératon Nationale de la Libre Pensée, la Ligue française de l'enseignement, l'Union des Athées, l'Union rationaliste et le Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL), toutes membres de l'Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU), d'appeler à manifester.
Si ces associations prétendent dans leur propagande que la religion est à l'origine de violence, nous verrons dans nos prochaines enquêtes qu'une bonne part de ces associations ne manquent pas de recourir à la violence pour imposer leur message.
http://www.autonome.ch/IMG/jpg/1mai06.jpg

02.09.2008

Histoire des Moudjahidines du Peuple Iranien - OMPI/CNRI (2)

ompi-logo-terrorism.jpg2000 La Grande Bretagne met les Moudjahidines du Peuple sur sa propre liste d’organisations terroristes et illégales.

11 septembre 2001 Les Moudjahidines du Peuple n’expriment pas la moindre condamnation des attaques contre le World Trade Center à New York

21 décembre 2001 La Haute Cour de la République fédérale allemande ferme 25 locaux des Moudjahidines du Peuple suite à des fraudes. Plusieurs millions de marks auraient ainsi servi à acheter des armes.

Mai 2002 A son tour, l’Union européenne place les Moudjahidines du Peuple sur la liste des organisations terroristes.

15 avril 2003 Les forces de la Coalition américano-britannique bombardent en Irak, les bases des Moudjahidines du Peuple

avril 2003 Les Moudjahidines du Peuple négocient un cessez le feu avec les troupes US occupant l’Irak et acceptent de se laisser désarmer.

17 mai 2003 A la suite de négociations, les Moudjahidines du Peuple ont remis leur artillerie et leurs blindés aux forces américaines.

3 juin 2003 La police fédérale australienne perquisitionne 10 locaux appartenant aux Moudjahidines du Peuple se trouvant dans les villes de Sydney, Brisbane et Melbourne.

17 juin 2003 La police française perquisitionne en force le quartier général de l’OMPI près de Paris et y arrête Maryam Radjavi et 165 autres personnes sur les instructions du juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière.

20 juin 2003 Plusieurs militants de l’OMPI s’immolent par le feu dans plusieurs capitales européennes afin de protester contre l’arrestation deompi-immolation.jpg Maryam Radjavi.

29 juillet 2003 Les médias australiens semblent lier l’attaque d’une école française à un acte de vengeance de la part de l’OMPI.

29 juillet 2003 Maryam Radjavi est interrogée pendant 6 heures par un juge anti-terroriste. En juin, à l’issue de sa garde à vue, elle avait été remise en liberté mais avait été inculpée, ainsi que de nombreux cadres de l’OMPI, dans le cadre d’une association terroriste.

15 août 2003 Le Département d’Etat US ajoute à sa liste de groupes terroristes, l’aile politique des Moudjahidines du Peuple : Le Conseil National de la Résistance (CNR).

14 octobre 2003 Les Moudjahidines du Peuple arrivent à faire entrer un de leurs dirigeants, Alireza Jafarzadeh, dans la grande chaîne de télévision américaine Fox News comme « expert indépendant de la situation en Iran ».

10 décembre 2003 Le gouvernement provisoire irakien décide à l’unanimité l’expulsion de l’OMPI d’Irak. A ce jour, l’armée américaine n’a entrepris aucune action en ce sens.

27 décembre 2003 Maryam Radjavi organise une réunion des cadres supérieurs de l’OMPI afin de voir comment essayer de récupérer l’élan de sympathie né à la suite du tout récent tremblement de terre à Bam en Iran et d’essayer de récupérer des fonds sous cette bannière.

24 janvier 2004 Découverte en Norvège de liens financiers entre les Moudjahidines du Peuple et des groupes terroristes étrangers.

16 mars 2004 Des familles de membres de l’OMPI demandent à la communauté internationale de faire en sorte que l’OMPI ne puisse plus les empêcher de visiter leurs proches.

17 mars 2004 5 membres de l’OMPI sont tués lors d’une fusillade avec la police en Irak.

Avril 2004 La police italienne perquisitionne des locaux de l’OMPI et saisit de nombreux documents et matériels informatiques. Les autorités italiennes semblent craindre que le quartier général irakien de l’OMPI ne soit transféré de Bagdad à Rome.

Mai 2004 Le Département d’Etat US confirme la présence de l’OMPI et du CNR sur sa liste des organisations terroristes.

Mars 2005 Le juge anti-terroriste français Jean-Louis Bruguière inculpe une nouvelle fois un membre féminin de l’OMPI dans le cadre de l’affaire d’association terroriste qu’il instruit depuis juin 2003.

24 mai 2005 Le Canada décide à son tour de placer l’OMPI sur sa liste des organisations terroristes.

13 juillet 2005 Réunion de l’OMPI à Bruxelles, présentés comme « des réfugiés iraniens », au sujet de la violation des droits de l’homme en Iran.

14 septembre 2005 Manifestation de soutien à l’OMPI à New-York

8 novembre 2005 Rassemblement de soutien à la politique de l’OMPI devant le siège de l’UE, pour demander l’envoi immédiat du dossier nucléaire de l’Etat iranien au Conseil de Sécurité de l’ONU

Janvier 2006 Renforcement de la campagne de l’OMPI pour se faire retirer de la liste des organisations terroristes.

1er juillet 2006 Quelques centaines d’Iraniens, d’Afghans, de Turcs, se réunissent à Paris au Bourget sous la houlette de Maryam Radjavi.

Avril 2006 On apprend, suite à des articles dans la presse portugaise, que l’un des assistants au parlement européen de M. Casaca n’est autre que Firouz Mahvi qui est un membre de l’organisation terroriste en question (dont il est responsable des « affaires étrangères »). Ce qui signifie que, grâce à M. Casaca, un membre d’une organisation terroriste se promène librement au sein même du parlement européen.

19 août 2006 L’ambassadeur d’Irak en Iran Mohammed Majid Al-Sheikh déclare dans une interview au journal Mehr « Le plan du gouvernement pour limiter le terrorisme de l’OMPI et pour expulser ses éléments d’Irak montre la fidélité du gouvernement à ses promesses sur le terrorisme »

radjavi2.jpg14 septembre 2006 Le journal irakien Al-Adalah présente un certain nombre de documents mettant en évidence le financement de la propagande de l’OMPI par le régime de Saddam Hussein.

25 septembre 2006 Conférence de presse à Paris de la « Nejat society », regroupant d’anciens membres de l’OMPI, pour témoigner des pressions psychologiques et des sévices qu’ils ont eu à endurer de la part de cette organisation.   L’ONG NEJAT a recensé de nombreux cas de maltraitance à l’intérieur du camp, des témoignages d’anciens captifs de l’OMPI indiquent que les droits fondamentaux les plus élémentaires sont quotidiennement bafoués dans l’enceinte du camp. L’association humanitaire souhaite attirer l’attention sur « le cas des prisonniers de guerre du conflit Iran-Irak toujours détenus dans le camp d’Ashraf ».

4 octobre 2006 Le Président Irakien Jalal Talabani déclare que « au regard de la constitution irakienne, il n’y a pas de place en Irak pour les groupes terroristes », c’est pourquoi il souhaite « l’expulsion le plus rapidement possible de l’OMPI »

24 octobre 2006 A l’invitation de quelques députés Maryam Radjavi visite le Sénat Belge, suscitant la réprobation de la grande majorité des élus. Le jour même l’ambassadeur de Belgique à Téhéran est convoqué par les autorités iraniennes pour s’expliquer.

26 octobre 2006 Le ministre des Affaires étrangères belge Karel De Gucht regrette publiquement que plusieurs personnalités aient jugé opportun de rencontrer Maryam Radjavi dont le Conseil national de la résistance iranienne n’est en fait qu’une couverture à l’OMPI, inscrite sur la liste des organisations terroristes du Département d’Etat américain et de l’Union européenne. le ministre belge a indiqué le 26 octobre dernier que « le Conseil national de la résistance iranienne est une association paravent de l’OMPI…Cette dernière a commis des actes terroristes en Iran, elle a aussi pratiqué la torture… »

Février 2007 L’organisation terroriste OMPI/CNRI est très mécontente de la décision européenne de la maintenir sur la liste des organisations terroristes. Tellement mécontente qu’elle se met à critiquer cette Union Européenne qu’elle semblait tant courtiser peu de temps avant.
A la même époque, les Moujahidines du Peuple d’Iran reconnaissent la présence d’enfants dans le camp d’Ashraf.

Le porte-parole de l’autorité irakienne Ali Al Dabagh indique que le gouvernement considérait désormais l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI), jadis hébergé en Irak pendant le règne de l’ancien dictateur Saddam Hussein, comme un "groupe terroriste".

La chaîne de télévision CNN Arabie a récemment effectué un reportage à Bagdad sur les détails de la trente-cinquième session du procès se déroulant devant la cour de justice d’Anfal. Ce reportage révèle notamment que l’ancien dignitaire du régime Irakien ali Hassan Al-Majid a ordonné aux membres de l’organisation terroriste OMPI de poursuivre et de viser des populations Kurdes sur le sol Iranien.

Mars 2007 : Les premières spéculations apparaissent sur le sort de Massoud Radjavi dont on n’a plus aucune nouvelles depuis des mois.

La diffusion via internet d’une vidéo montrant le député européen Paulo Casaca en train de festoyer avec les membres de l’Organisation terroriste OMPI/CNRI au Camp d’Ashraf en Irak, a une nouvelle fois défrayé la chronique et relancé le débat.

Un haut responsable de l’organisation terroriste des Moudjahidines du Peuple (OMPI/CNRI) rencontre à Bruxelles des diplomates israéliens, sans doute des agents du Mossad, et des Irakiens anciens supporters de Saddam Hussein, pourtant farouche adversaire de l’état hébreu.

Avril 2007 Le procureur général de la section anti-terroriste française a annoncé que de nouveaux éléments allaient être versés au dossier de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran et que de nouvelles charges seraient certainement retenues. Une dépêche AFP de l’agence de Paris indique aussi que le procureur général en charge du dossier OMPI allait retenir à charge les élément de fraude et de blanchiment d’argent en lien avec une organisation terroriste.

Plusieurs responsables libanais, membres de la coalition politique dite « Forces du 14 mars » révèlent le plan américain envisageant le transfert de plusieurs milliers de membres des Moudjahidines du Peuple iranien (OMPI/CNRI) au Liban afin de contrer l’influence du Hezbollah soutenu par l’Iran.

Maryam-Rajaviontank.jpgMai 2007 Le Bureau de coordination contre le terrorisme du Département d’Etat américain a publié fin avril sa liste des organisations terroristes. A nouveau l’organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI/CNRI) figure sur cette liste, statut qu’elle occupe depuis 1997. Il faut également noter que les positions du Bureau de coordination du Département d’Etat américain se sont affermies vis à vis de l’OMPI/CNRI.

En complément de la description de l’Organisation OMPI/CNRI le rapport pointe :
• L’implication de l’OMPI/CNRI dans l’assassinat du personnel militaire et civil américain en Iran pendant les années 70.
• La soumission des membres de l’Organisation à des pressions psychologiques pour la conduite d’opérations terroristes à travers le monde.
• L’OMPI/CNRI comme l’un des groupes les plus violents pendant les années 60.
• La détestation de l’Organisation par les iraniens à la suite de la révolution islamique
• Le fait que pendant plus de trois décennies, l’OMPI/CNRI a utilisé ses bases en Irak et en Europe à la conduite d’actions terroristes contre l’Iran.
• L’expansion des bases financières, de la qualification militaire des membres de l’Organisation et les activités des chefs en Europe.
• Le caractère sectaire de l’Organisation comme l’une de ses caractéristiques, en plus de celle du terroriste.
• L’endoctrinement idéologique des membres de l’OMPI/CNRI
• Les contraintes subies par les membres, avec notamment des divorces forcés et l’éloignement des enfants de leurs parents.
• L’instauration du culte de personnalités pour les Radjavi.

Leurs activités :
• Le rapport admet qu’en dépit des efforts des USA, des membres de l’OMPI/CNRI ainsi que les chefs n’ont jamais été jugés pour leur rôle dans ces activités illégales.
• L’OMPI/CNRI a été soutenue par des régimes totalitaires, et notamment celui de Saddam Hussein.
• L’Organisation terroriste a conduit des opérations terroristes depuis ses bases en France pendant près de 5 ans.
• Une partie du rapport fait état d’une citation de Maryam Radjavi invitant les membres de son organisation à « écraser les kurdes sous leurs chars ».
• L’arrestation de 7 Iraniens par le FBI pour avoir transféré 400 000 dollars à l’OMPI/CNRI, pour l’achat d’armes.
•  L’arrestation de 160 membres de l’OMPI/CNRI dont Maryam Radjavi, en France, pour usage de leurs bases françaises pour des opérations terroristes, ainsi que de financement et de blanchiment d’argent.
• L’immolation de membres de l’Organisation suite à l’arrestation de Maryam Radjavi.
• La découverte de documents prouvant le financement de l’OMPI/CNRI au travers de l’opération pétrole contre nourriture, et l’utilisation de cet argent pour des attaques terroristes.
• Citant les documents qui prouvent les liens entre l’OMPI et Saddam Hussein : le rapport évoque un film montrant Saddam Hussein remettant une valise d’argent aux chefs de l’OMPI/CNRI et l’entrainement des membres de l’OMPI/CNRI par l’armée irakienne.

Des forces d’actions :
• L’établissement de bases de militants à travers l’Europe.
• Le statut de protégé (Convention de Genève) ne s’applique pas aux membres de l’OMPI/CNRI en dehors du camp Ashraf. Ils sont considérés comme membres d’une organisation étrangère de terroristes.
• Le fait que plusieurs membres de l’OMPI/CNRI se soient entraînés avec l’armée irakienne pour la fabrication de bombes artisanales est également évoqué par le rapport.

La localisation :
• Maintien d’une base d’action à Auvers-sur-Oise
• Ciblage d’éléments iraniens à travers le monde
• Activité de lobbying et de propagande de l’OMPI/CNRI à l’Ouest
• L’OMPI/CNRI développe de nouvelles stratégies médiatiques

Juin 2007 Le Parlement irakien a voté l’expulsion des Moudjahidines du peuple iranien.

Juillet 2007 Un article dans la magazine Focus révèle que les Moudjahidines du Peuple Iranien ont fait appel à la société allemande « House of extras » pour fournir des figurants pour leur « grand » rassemblement du 8 mars 2007 à Bruxelles.

De nombreux figurants semblaient même ignorer quel était le but de leur prestation. Certains pensant même participer au tournage d’un film. Au moins 2 autocars de figurants furent fournis par la société ’House of Extras’. Société qui semble reconnaître que l’OMPI/CNRI avait déjà fait appel auparavant à de tels services. Ce seraient des immigrants originaires du Moyen Orient qui fournissent évidemment cette main d’œuvre. Les Afghans étant particulièrement prisés car ressemblant beaucoup à des Iraniens.

Le procureur en chef de la Cour suprême irakienne, Jaafar Al Mousavi, a déclaré avoir des preuves que l’OMPI (les Moudjahidines du peuple iranien) avait participé à des crimes contre des citoyens irakiens sous le régime de Saddam Hussein (détentions arbitraires, tortures, meurtres). En particulier, au Kurdistan irakien qui s’était soulevé en 1991 avant de connaître une sanglante répression.
A cet égard, il a décerné 150 mandats d’arrêts contre des membres de cette organisation d’opposition à Téhéran. Dans ces personnes à arrêter figurent les deux dirigeants de l’OMPI (qui se fait aussi appeler CNRI pour Conseil National de la Résistance Iranienne) : Maryam et Massoud Radjavi.
Mais ces mandats d’arrêts risquent fort de rester lettres mortes. En effet, que ce soit dans leur camp d’Achraf en Irak ou dans leur QG d’Auvers sur Oise en France, les Moudjahidines du Peuple semblent être protégés par divers services secrets occidentaux.

Janvier 2008 Les Moudjahidines sont très mécontents d’une émission que leur a consacré France Inter. Ils n’hésitent pas à comparer France Inter avec Radio Paris (radio collaboratrice durant la seconde guerre mondiale) et à comparer le producteur de cette émission, Patrick Pesnot, à Philippe Henriot, ministre de « l’information » de Vichy. Patrick Pesnot est également traité de « barbouze » et le CNRI ne se gène pas pour laisser entendre qu’il est acheté par le régime iranien.

Un porte- parole du département d’Etat US, Sean McCormack répond à une question d’un journaliste sur les renseignements fournis par les Moudjahidines du peuple iranien et qui annoncent régulièrement un inquiétant développement du nucléaire iranien. Alors que le récent rapport des services US disait tout le contraire. M. Mc Cormack a tout simplement comparé les infos fournies par les terroristes iraniens de l’OMPI/CNRI à un plat douteux dont tous les ingrédients proviendraient du même cuisinier

Mars 2008 La présence de ces terroristes est interdite par la Constitution et "nous nous employons à nous débarrasser d’eux”, a dit le premier ministre irakien Talabani.

Les Moudjahidines commémorent au camp d’Ashraf en Irak, la mémoire de deux de leurs membres, tués dans des actions terroristes : Ashrafompi-uniformes.jpg Rabiee et Moussa Khiabani. Et ceci lors d’une cérémonie armée qui fait l’apologie du terrorisme et de la lutte armée.

Avril 2008 L’information circule sur le fait que les Moudjahidines du Peuple iranien, toujours réfugiés dans leur camp militaire de Ashraf dans le sud irakien, se seraient mis à recruter et endoctriner de jeunes irakiens sunnites afin de lancer une organisation qui s’appellerait “Moudjahidines d’Irak”. Le but de cette organisation est clairement de préparer des actions contre le gouvernement légal d’Irak, à majorité chiite, et de poséder sa propre milice locale si une guerre civile généralisée éclatait.

Juin 2008 Un député européen révèle qu’il se sert de l’OMPI comme d'agents privés de renseignement.

Juillet 2008 La réunion de l’OMPI, le 28 juin dernier à Villepinte, près de Paris, a provoqué une nouvelle polémique et des remous en Pologne où cela prend les allures d’une affaire d’Etat. En effet, un des plus grands quotidiens polonais, la Gazeta Wyborcza a découvert qu’un groupe d’Iraniens du Conseil National de la Résistance Iranienne (vitrine politique de l’OMPI) s’est rendu à Poznan, ville universitaire, pour inviter les étudiants à venir à Paris. Le groupe offrait le voyage en car, deux nuits à l’hôtel et tous les frais de bouche pour uniquement 5 euros. Pour pouvoir en bénéficier, une seule condition : participer à un rassemblement samedi 28 juin dans l’après-midi. On estime à au moins 5.000, le nombre total des étudiants dupés. Après la parution de l’article, les parents ont commencé à contacter leurs enfants dans les cars à destination de Paris, mais il semble qu’aucun n’ait pu quitter les cars. Les parents ont cependant appris que les étudiants qui refuseront d’assister au rassemblement de Villepinte devront régler la totalité des frais du voyage aux organisateurs.

Histoire des Moudjahidines du Peuple Iranien - OMPI/CNRI (1)

ompi-logo.jpg1965 L’Organisation iranienne des Moudjahidines du Peuple est créée pour renverser Mohammed Rezâ Pahlavi au pouvoir depuis 1953.

1971 Les Moudjahidines du Peuple commencent leur lutte armée et tuent 6 conseillers américains.

1971 Arrestations massives de membres de l’organisation par la SAVAK (services secrets du Shah) y compris Massoud Radjavi.

1972 Tous les membres du Comité Central des Moudjahidines du Peuple sont exécutés à la curieuse exception de Radjavi.

Février 1979 Radjavi est libéré après la chute de la Monarchie. Il devient le porte-parole des Moudjahidines du Peuple qui sont désormais dirigés par un Comite Central de 12 personnes.

Novembre 1979 L’ambassade des États-Unis à Téhéran est occupée par des « étudiants islamiques ». Les Moudjahidines du Peupleompi-début.jpg soutiennent cette action, pour ensuite prendre leurs distances avec ces mêmes étudiants islamiques. Sous la houlette de leur leader Massoud Radjavi, ils se dressent contre l’imam Khomeiny qui, en retour, stigmatise avec virulence dans ses discours les « islamo-marxistes »

Novembre 1979 Les Moudjahidines du Peuple créent une milice

20 juin 1981 Les Moudjahidines du Peuple organisent une manifestation géante et marchent sur le Parlement. Khomeiny donne l’ordre de réprimer et 30 personnes sont tuées. C’est le début des arrestations massives chez les Moudjahidines du Peuple et d’exécutions.

28 juin 1981 Un attentat des Moudjahidines du Peuple décime les dirigeants du Parti de la République Islamique (PRI), tuant l’ayatollah Behechti ainsi que quatre ministres, six ministres adjoints et le quart du groupe parlementaire du PRI (en tout, 72 morts).

Août 1981 Les Moudjahidines du Peuple réalisent un certain nombre d’actes terroristes en Iran qui font au total plus de 100 victimes.

29 juillet 1981 Radjavi et Bani Sadr s’évadent, s'exilent vers Paris et créent ensemble le Conseil National de la Résistance (CNR) qui se compose de 12 organisations de l’opposition à Khomeiny dont les Moudjahidines du Peuple.

8 février 1982 Mousa Khiabani, le commandant des Moudjahidines du Peuple à l’intérieur de l’Iran est tué dans un combat avec les forces pro-Khomeiny. La première femme de Radjavi, Ashraf Rabii est également tuée. Radjavi épousera en seconde noces, la fille de Bani Sadr.

24 mars 1983 Bani Sadr annonce publiquement son retrait du CNR.

1983 Les Moudjahidines du Peuple sont chassés de leurs bases au Kurdistan Iranien par l’action de l’armée iranienne. Radjavi signe dès lors un accord avec l’Irak de Saddam Hussein et peut établir ses forces dans le Kurdistan irakien.

1984 Radjavi divorce de la fille de Bani Sadr

radjavi.jpgFévrier 1985 Radjavi épouse Maryam Azodanlou lors d’une cérémonie publique juste après qu’elle ait divorcé de son mari, Mehdi Abrishamchi, membre du Comité Central. Radjavi déclare que lui et Maryam sont les co-leaders des Moudjahidines du Peuple et présente ceci comme une « Révolution Idéologique ».

Juin 1986 La France expulse Massoud Radjavi vers Bagdad. Radjavi installe le QG des Moudjahidines du Peuple en Irak.

Février 1987 Assassinat en Iran d’un responsable provincial chargé de l’éducation nommé Ali Iranmanesh par les Moudjahidines du Peuple.

Juin 1987 Les Moudjahidines reçoivent un entraînement de la part de l’armée irakienne et créent l’Armée de Libération de l’Iran (ALN) qui sera commandée, « révolution idéologique » oblige, par Maryam Radjavi.

Décembre 1987 Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur de la France, fait expulser plusieurs dizaines de Moudjahidines du Peuple vers le Gabon.

Août 1988 Les Moudjahidines du Peuple perdent plus d’un millier d’hommes lors d’une offensive dans le centre ouest de l’Iran.

Octobre 1989 Radjavi annonce la « Révolution Interne ». Maryam est nommée Secrétaire Générale des Moudjahidines du Peuple. Radjavi se déclare être le « leader idéologique » de la résistance iranienne. Les membres de l’organisation sont priés de divorcer en masse.

1990 Massoud Radjavi se déclare Imam et affirme avoir reçu son pouvoir de Dieu.

24 avril 1990 Assassinat à Genève de Kassem Radjavi, frère de Massoud Rajavi.

1991 Sous prétexte de la première guerre du Golfe, Massoud Radjavi envoie en Europe 800 enfants des membres des Moudjahidines du Peuple. Il semble qu’ils deviennent ainsi un moyen de pression sur les parents.

Mars 1991 Les forces militaires des Moudjahidines du Peuple sont utilisées avec leur chars pour mater la révolte kurde au Nord de l’Irak

5 avril 1993 Les Moudjahidines du Peuple lancent des actions commandos simultanées contre les ambassades iraniennes dans 13 capitales occidentales.

Juin 1993 Destruction de 11 oléoducs en Iran par les Moudjahidines du Peuple.

Août 1993 Le CNR décide de désigner Maryam Radjavi comme future présidente de la future République Démocratique et Islamique ( !) d’Iran, qui devrait selon leurs vœux succéder à l’actuelle République Islamique d’Iran.

1993 Maryam Radjavi est envoyée en France pour essayer de gagner des appuis dans le monde politique occidental.

20 juin 1994 Attentat des Moudjahidines du Peuple contre le mausolée de l’imam Reza faisant 25 morts et 70 blessés, attribué à Razi Ahmed Youssef (également un des auteurs présumés de l’attentat en 1993 contre le World Trade Center).

1994 La Commission des affaires étrangères du Département d’Etat US publie un rapport sur les Moudjahidines du Peuple qui les décritompi-femmessoldats.jpg comme une organisation de nature terroriste, appliquant le culte de la personnalité.

31 juillet 1995 Deux attentats attribués aux Moudjahidines du Peuple secouent Téhéran.

Octobre 1997 Le Département d’Etat US désigne les Moudjahidines du Peuple comme organisation terroriste.

1998 Les Moudjahidines du Peuple revendiquent l’attentat contre le tribunal révolutionnaire de Téhéran et l’attaque manquée du quartier général des Gardiens de la Révolution.

Août 1998 Assassinat de l’ancien procureur des tribunaux révolutionnaires, Assadollah Ladjervardi.

1999 Attaque au mortier du ministère des Renseignements en Iran.

Avril 1999 Assassinat du Général Ali Sayad Chirazi.

05.08.2008

Le Secours Rouge encourage les actes illégaux du DHKP-C

secoursrouge + dhkpc.jpgBELGIQUE. Le Secours Rouge, co-fondé par Bertrand Sassoye, n'a jamais manqué de répéter son soutien au DHKP-C, mouvement terroriste de l'extrême gauche turque.
 
Dans une brochure intitulée "Les 7 enjeux de l'affaire Bahar Kimyongür" (publiée en mars 2007), le Secours Rouge écrit notamment :
 
- (à propos de Bahar Kimyongür), "Nous ignorons si cette activité l'a amené à poser des actes illégaux (...), mais s'il l'a fait, nous estimons que cela est tout à son honneur."
 
- "Le Secours Rouge/APAPC ne professe pas un respect de principe pour la légalité (...)"
 
- "Nous n'attendons donc pas qu'une personne soit innocente pour demander sa libération."
 
- "(...) la légitimité morale et historique du choix de la lutte armée révolutionnaire faite par le DHKP-C ne souffre aucune discussion."
 
- "Il est légitime de lutter les armes à la main contre les exploiteurs et les oppresseurs du peuple."

Historique du DHKP-C

dhkpc-logo.gifTURQUIE. Le DHKP-C (Parti/Front Révolutionnaire de Libération du Peuple), organisation d'extrême gauche turque, se réfère au marxisme-léninisme radical et exprime des sympathies pour le stalinisme. Le DHKP-C est une organisation extrêmement violente et dangereuse. Il dispose d’une branche armée : les Unités Révolutionnaires Armées (Silahli Devrimci Birlikleri), qui sont à l’origine de nombreux meurtres et attentats sanglants en Turquie et en Europe.

Le DHKP-C est le successeur d'une lignée de mouvements révolutionnaires :

§         TIP (1961 - parti ouvrier de Turquie)

§         FKF (1965 - fédération des clubs de réflexion)

§         DEVRIMCI-GENçLIK - 1969 (jeunesse révolutionnaire)

§         THKP-C (1970-1972, Parti-Front de libération populaire de Turquie)

§         DEV-GENçLIK (1974-76)

§         DEVRIMCI YOL (1976-78-80, chemin révolutionnaire)

§         DEVRIMCI SOL (1978-1994, gauche révolutionnaire)

§         DHKP-C (1994)

L’utilisation, à la fois du terme parti et front, provient de divergences internes sur le type d’actions à entreprendre. Le fait d’utiliser les deux termes satisfaisait tout le monde. Les partisans du terme « parti » se référant à une activité politique et le terme « Front » faisant référence au volet activiste du mouvement.

Depuis 1988, le mouvement, sous ses différentes appellations, collabore avec les nationalistes kurdes du PKK. Jusqu’en 1992, ses hommes, qui ont été jusqu’à 5 000, s’entraînaient au Liban, sous la protection de la Syrie.

En 1990, le DHKP-C se met à viser des intérêts étrangers y compris l’attaque d’installations et de personnel diplomatique et militaire américain. En protestation à la première guerre du Golfe, le DHKP-C a assassiné 2 employés civils de l’armée américaine, blessé un officier de l’Air Force et attaqué à la bombe pas moins de 20 installations militaires, commerciales ou culturelles liées à l’OTAN et aux USA.

Le 1er novembre 1991, s’est clos le procès de 1 243 membres du mouvement. 582 ont été acquittés, soixante-six ont bénéficié d’un non-lieu, 553 ont été condamnés à une peine de prison à temps, quarante-et-un à la réclusion à perpétuité, un à mort (non exécuté).

Le chef du DHKP-C, Dursun Karatas, évadé d’une prison turque en 1980 et figurant au registre rouge d’Interpol dans 174 pays, a été arrêté en France en 1994, puis libéré par les autorités françaises (février 1995).

Le 20 octobre 2000, le DHKP-C lance un mouvement de grève de la faim contre la réforme des prisons, laquelle vise à transférer les prisonniers politiques vers des établissements pénitentiaires de haute sécurité (prisons de type F) inspirés du modèle US et répondant officiellement aux normes européennes. Les prisonniers du DHKP-C entrent en « jeûne jusqu’à la mort » pour protester contre leur mise en isolement dans des cellules individuelles où ils se plaignent des mauvais traitements. En fait, ils veulent rester groupés afin de pouvoir continuer une activité politique au sein même des prisons qui sont pour certaines sous le contrôle interne des membres de l’organisation. En effet, cette réforme des prisons prévoit la fin de l’organisation en dortoirs (contenant de 30 à 100 personnes) et le passage à des cellules à taille humaine (de une à quatre personnes). Pendant longtemps, ces dortoirs étaient des zones de non droit où les groupes armés faisaient régner leurs propres lois, les transformant en camps de formation militaire et idéologique. Si le DHKP-C réagit aussi violemment à cette réforme, poussant ses militants à la mort à travers des « jeûnes », c’est tout simplement parce qu’elle signifiait la fin de son hégémonie dans les prisons. Durant ces sept années de résistance à cette réforme, plus de 100 membres du DHKP-C perdirent la vie.

En 2001, le DHKP-C a commencé à commettre des attentats-suicides contre la police turque (en janvier et septembre).dhkpc-armes.jpg

Le DHKP-C est depuis 2002 sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne ainsi que celle établie par les États-Unis. Au printemps 2004, une opération conjointe des polices turque, belge, allemande, néerlandaise et italienne, fondée sur 56 000 heures d’écoutes téléphoniques, aboutit à l’arrestation d’une quarantaine de personnes, suspectées de cinq attentats commis en Turquie pendant l’année 2003.

Selon les estimations, le DHKP-C a fait 350 victimes et a lui-même subi la perte de 900 militants abattus ou morts en détention suite à leur grève de la faim.

Le DHKP-C compterait plusieurs dizaines de militants opérationnels dans la structure militaire de l’organisation.

Le DHKP-C peut compter sur un important réseau de sympathie dans la diaspora turque en Europe, ainsi qu'auprès de différentes organisations d'extrême gauche en Europe.

Le DHKP/C est unanimement désigné comme une organisation meurtrière et très dangereuse, y compris par les organisations de défense des droits de l’homme (Human Watch, Amnesty International...).

04.08.2008

Thierry Delforge : "Soyons clairs : la violence c'est l'ABC du marxisme"

BELGIQUE. Le journal "Le Soir" a pris la curieuse initiative d'inviter Bertrand Sassoye, inculpé pour participation à une organisation terroriste, à "chatter" avec ses lecteurs le 31 juillet 2008 de 12h à 13h. "Sans surprise, la séquence "chat" organisée par le "Soir" tourne à la séance de propagande pour Bertrand Sassoye", peut-on lire dans un article publié le 2 août 2008 sur le site de "La Libre Belgique".

 
De fait, Bertrand Sassoye, condamné à perpétuité en 1988 pour les attentats commis sous l'étiquette des Cellules Communistes Combattances (CCC), libéré en 2000, réinculpé en 2008 pour ses liens avec le Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM), reste fidèle à lui-même et continue à prôner la violence "quand elle est nécessaire".
 
Plus intéressante, cette déclaration de Thierry Delforge au cours de ce "chat" : "Soyons clairs : la violence c'est l'ABC du marxisme". 
Qui est Thierry Delforge ? Il s'agit d'un vieux militant d'extrême gauche qui cumule les casquettes.
 
- militant syndical CGSP (il est instituteur retraité)
 
- membre actif  de la section bruxelloise d'Attac
 
trianglerouge-clea.gif- membre actif du Collectif pour la liberté d'expression et d'association (CLEA) dont une bonne part des activités consiste à soutenir les militants d'extrême gauche inculpés par la justice. Le CLEA soutient notamment Bahar Kimyongür et ses co-inculpés du DHKP-C, mouvement terroriste de l'extrême gauche turque.
 
- animateur de Radio Air Libre
 
Radio Air Libre est une radio d'extrême gauche. Elle fut très proche de la mouvance anarcho-marxiste représentée par l'association du 22 mars et la revue Alternative Libertaire. Au cours des années '80, il y avait au programme de Radio Air Libre une émission intitulée "Infrarouge" animée par un certain Christophe V. Cette émission radio faisait l'apologie du terrorisme et relayait les communiqués du collectifligne-rouge.jpg "Ligne Rouge" lancé en septembre 1983 par Pierre Carette pour diffuser les communiqués des différentes organisations terroristes de l'extrême gauche européenne. Chantale Paternostre y anima une émission féministe intitulée "Renversons les marmites !" avant d'être condamnée pour ses activités terroristes sous l'étiquette du Front Révolutionnaire d'Action Prolétarienne (FRAP). L'époux de Chantal Paternostre fut trésorier de Radio Air Libre.
 
- collaborateur de l'association d'extrême gauche Résistances, autoproclamée "observatoire de l'extrême droite" et dirigée par Manuel Abramowicz
 
- membre du comité de direction du Cercle Républicain (CRK) dirigé par Nadia Geerts, également collaboratrice de l'association Résistances
 
secours-rouge.gif- porte-parole du Secours Rouge (co-fondé par Bertrand Sassoye)
 
Le 8 mai 2008, Thierry Delforge était l'un des intervenants du colloque "Mai 68 : stop et encore" qui s'est tenu à l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et dont Manuel Abramowicz était "camarade organisateur". Cette soirée était animée par Laurent Arnauts, directeur du Journal du Mardi, et Colette Braeckman, journaliste du "Soir" (en remplacement de Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du "Soir"). Parmi les stands proposés, ceux de la LCR, du PTB, du MAS, de la LCT-QI ainsi que du Bloc marxiste-léniniste (co-fondé par Bertrand Sassoye).
 
Notons encore que Thierry Delforge est le père de Céline Delforge, parlementaire bruxelloise d'extrême gauche siégeant sous l'étiquette Ecolo. Céline Delforge faisait partie de la délégation parlementaire qui se rendit au chevet de Wahoub Fayoumi durant son internement.

14.07.2008

ADEN, l'éditeur "engagé" de T. Derbent, alias Bertrand Sassoye

logo_aden.gifBELGIQUE. Les livres de Bertrand Sassoye publiés sous le pseudonyme de T. Derbent ont été édités par la maison d'éditions Aden.
Les éditions Aden sont dirigées par Gilles Martin, proche du Parti du Travail de Belgique (PTB), mouvement politique stalinien-maoïste.
 
"Nous avons envie d'éditer aussi bien des anarchistes, que des communistes ou des écolos radicaux (...)", peut-on lire sur le site internet des éditions Aden.
Au catalogue des éditions Aden, on trouve en effet des ouvrages de Che Guevara, Engels, Lénine, mais aussi de Noam Chomsky (linguiste sympathisant de la mouvance anarcho-syndicale), de Nadine Rosa-Rosso (ex-secrétaire générale du PTB) ou d'Anne Morelli, professeur de l'ULB se situant à l'extrême gauche.
Les éditions Aden publient plusieurs collections : EPO (reprise du nom de la maison d'édition du PTB), Fil rouge, Opium du peuple (avec le Discours contre Dieu de Sade),...
 
La maison d'éditions Aden organise annuellement à Schaerbeek "Joli Mai", présenté comme un "salon du livre indépendant". Ce salon subsidiéjoli-mai.gif par diverses institutions officielles rassemble quelques stands dont :
- A voix autre, revue anarchiste
- Golias
- le Courant Communiste International (CCI)
- Le Drapeau Rouge, organe de presse du Parti Communiste Belge
- Solidaire, organe de presse du Parti du Travail de Belgique (PTB)

12.07.2008

T. Derbent, alias Bertrand Sassoye, et les séances de formation à la politique militaire révolutionnaire

affiche-bloc-ml02.jpgBELGIQUE. Le 26 juin 2008, la grande presse signalait que Bertrand Sassoye, condamné en 1988 à perpétuité pour ses activités terroristes au sein des Cellules Communistes Combattantes, puis libéré en 2000, co-fondateur du Bloc marxiste-léniniste et co-fondateur du Secours Rouge, publiait des livres sous le pseudonyme de T. Derbent.
Les média soulignaient notamment qu'il s'agissait pour l'essentiel de livres de stratégie et que ces livres étaient consultables à la bibliothèque de la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr.
De fait, Bertrand Sassoye semble s'être particulièrement intéressé à Carl von Clausewitz, grand théoricien de la guerre. Sous le pseudonyme de T. Derbent, Bertrand Sassoye s'est appliqué à montrer l'influence de von Clausewitz dans les guerres révolutionnaires contemporaines. Sassoye va jusqu'à considérer que l'œuvre du général monarchiste prussien ayant été lue, annotée et débattue par Marx, Engels, Lénine, Staline et Giap, elle doit être considérée comme une des sources constitutives du... marxisme-léninisme.
 
Mais aucun média n'a tenté d'en savoir plus sur les activités de ce T. Derbent, alias Sassoye. Il y a pourtant là matière intéressante pour bien comprendre le personnage.
Nous avions déjà signalé que le Bloc marxiste-léniniste avait organisé les 3 et 10 avril 2006 des formations sur la politique militaire révolutionnaire. Ces formations étaient données par... T. Derbent, pseudonyme de Bertrand Sassoye. Des compte-rendus de ces formations ont été publiées dans Clarté, organe de presse du Bloc marxiste-léniniste. 
 
Nous allons en citer différents extraits ci-dessous pour bien faire comprendre l'idéologie extrêmement dangereuse véhiculée par Bertrand Sassoye au sein du Bloc marxiste-léniniste.
 
En préambule, Clarté cite Mao : "Notre méthode principale, c'est d'apprendre la guerre en la faisant."
 
En introduction, Sassoye déclare :
- "(...) Tout projet de révolution sociale doit anticiper la question de l'affrontement armé aux forces du pouvoir (...)"
- "Les organisations à prétention révolutionnaire qui refusent d'élaborer une politique militaire dès avant que la question de l'affrontement se pose pratiquement, se disqualifient en tant que force révolutionnaire (...)"
- "Cette conférense (...) se veut un outil pour aider à une élaboration rigoureuse, méthodique, scientifique, d'une politique militaire révolutionnaire."
Dans la même introduction, Sassoye insiste sur "la réaffirmation sine variatur des principes insurrectionnalistes lénino-kominterniens". Il est utile de rappeler ici que le Bloc marxiste-léniniste se réfère justement au Komintern.
 
Plus loin, Sassoye, sous le pseudonyme de T. Derbent, développe un aspect : "Comment le Parti doit-il se préparer ?". Sassoye y parle de "clandestination", de "militarisation d'une partie de ses cadres et militants", de "cloisonnement", de "création d'un appareil de sécurité et de renseignement ad hoc",...
 
Sous la rubrique "Aspects organisationnels", Bertrand Sassoye parle de "(...) passage du Parti à la clandestinité ou préparation deblocml02.gif ce passage; formation des cadres au travail clandestin; création d'un appareil clandestin (logements, documents, communications); adoption de mesure de sécurité (cloisonnement, etc)".
 
Sous la rubrique "Aspects militaires", Bertrand Sassoye parle de "Réunion des moyens militaires (armes, équipements)" ainsi que "des complicités qui permettront de réunir ces moyens le moment venu (exemple : plan d'attaque de caserne)". Ce dernier point n'est pas sans rappeler l'attaque commise contre la caserne du 3ème Chasseurs Ardennais à Vielsalm en 1984 où des armes ont été volées, armes qui ont ensuite été partiellement retrouvées lors d'arrestations de membres d'Action Directe et des Cellules Communistes Combattantes.
 
Sous la rubrique "Aspects économiques et logistiques", Bertrand Sassoye parle notamment de moyens "de falsification de documents". Ce qui n'est pas sans rappeler l'enquête actuelle sur les activités du Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM) et sur les photos et données anthropométriques des inculpés du Secours Rouge (dont Bertrand Sassoye), documents que la justice italienne suspecte d'être prêts à servir à l'impression de faux papiers.
 
Sous la rubrique "Aspects idéologiques et moraux", Bertrand Sassoye déclare que "(...) le développement de la solidarité avec les prisonniers révolutionnaires peut jouer un rôle dans la bataille idéologique en faveur de l'affrontement armé". De quoi faire réfléchir quant à l'actuelle manipulation d'une certaine intelligentsia de gauche par quelques activistes communistes ! Il suffit de songer aux pétitions et manifestations organisées en "solidarité" avec Bertrand Sassoye et les autres inculpés.
 
Sous la rubrique "Tactique insurrectionnelle : principes", Bertrand Sassoye explique comment :
- se fonder "sur l'utilisation de petits groupes mobiles",
- "Aménager le terrain pour favoriser l'action des groupes mobiles (percer les murs des maisons mitoyennes pour ménager des passages, etc)",
- "(...) miner les positions susceptibles d'être abandonnées, voire simuler des abandons pour attirer l'ennemi dans un endroit miné",
- "Utiliser au maximum et dès le début de l'insurrection la troisième dimension : les toits, les étages, les caves, les égouts",
- "User largement de snipers et de pionniers embusqués veillant au déclenchement opportun de mines. Adopter des dispositifs (caches, passages secrets) permettant aux combattants d'agir dans les zones que l'ennemi croit avoir sécurisées."
 
Sous la rubrique "Terrorisme", Bertrand Sassoye, sous le pseudonyme de T. Derbent, déclare : "(...) parfois, les forces révolutionnaires, obnubilées par la volonté de ne pas présenter le moindre "profil terroriste", perdent de vue que le terrorisme est un élément clé de la politique militaire révolutionnaire."
 
Voilà le contenu des formations proposées par le Bloc marxiste-léniniste et Bertrand Sassoye. Autant savoir.

09.07.2008

Le Bloc marxiste-léniniste (Bloc-ML)

logo-bloc-ml.jpgBELGIQUE. Le Bloc Marxiste-Léniniste (Bloc-ML) est créé en 2002, essentiellement autour de deux personnes, Flor Dewit et Bertrand Sassoye.

Deux organisations constituent le socle de base du Bloc-ML : le Collectif Communiste Aurora (qui dispose de la Librairie Aurora située à Saint-Gilles et est tenue par Flor Dewit) et le Collectif Classe contre Classe ! (apparu dans les années 1990 dans la mouvance politique des Cellules Communistes Combattantes dont Bertrand Sassoye fut l’un des terroristes condamnés).

Le Bloc marxiste-léniniste a ensuite voulu récupérer des militants communistes de différents courants (courant pro-chinois ; courant pro-albanais ; courant communiste combattant préconisant la lutte armée contre l’Etat capitaliste ; courant pro-« Pensée Gonzalo », surnom d’Abimael Guzman, fondateur et théoricien du Sentier Lumineux, mouvement terroriste communiste péruvien).

Pierre Carette, autre figure du mouvement terroriste CCC rejoint le Bloc-ML en mars 2003 et le quitte en mai 2005.

Le Bloc marxiste-léniniste se réfère à la Troisième Internationale (le Komintern), à Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao Tsé-toung et Enver Hoxha.

La permanence du Bloc-ML se tient à la Librairie Aurora (tract du Bloc-ML, décembre 2007)

En été 2003, le Bloc-ML lance un organe de presse : Le Drapeau Rouge Pour la Révolution Prolétarienne. Un seul numéro sera publié. Enclarté-bloc-ml.jpg mai 2005, le Bloc-ML lance un nouveau périodique sous le nom de Clarté. Référence est faite à l’un des titres disparus de la presse du Parti communiste belge. Clarté fut aussi le nom de l’hebdomadaire du Parti communiste marxiste-léniniste de Belgique (PCMLB) qui vécut de 1967 à 1989. L’éditeur responsable de la presse du Bloc-ML est Flor Dewit.

Dans son Manifeste (édition de mai 2003), le Bloc marxiste-léniniste annonce rassembler les « éléments de programme pour un parti communiste révolutionnaire en Belgique ».

La plate-forme du Bloc marxiste-léniniste (rédigée en janvier 2003, modifiée en mai 2003) présente le pacifisme comme une des « principales corruptions du marxisme-léninisme » qui « nie le rôle révolutionnaire de la violence (…) » (propos répétés par le délégué du Bloc-ML le 3 novembre 2007 lors de la réunion à Paris du Comité National Unitaire pour l’unification du mouvement communiste).

Le Bloc marxiste-léniniste ne peut cacher dans sa prose son intérêt pour la violence.

. « La pente savonneuse de l’opportunisme et de la trahison commence dès que les prétendus « révolutionnaires » renoncent à jouer un rôle d’avant-garde sur le plan de la violence révolutionnaire comme sur les autres plans. » (extrait du tract de février 2006 du Bloc-ML)

. Le premier numéro de Clarté (mai 2005) contient un article intitulé « Marxisme et terrorisme » visant à légitimer l’action terroriste selon la doctrine marxiste, citations de Marx, Engels et Lénine à l’appui.

. Le deuxième numéro de Clarté (été 2005) contient un article servant à légitimer « la dictature révolutionnaire du prolétariat ».

. « Toute recrudescence de la lutte des classes s’accompagne d’une recrudescence d’actions de sabotage » (extrait du numéro 3 de Clarté – automne 2005).

Les 3 et 10 avril 2006, le Bloc marxiste-léniniste donne des formations sur la « politique militaire révolutionnaire » dont Clarté publie des compte-rendus. Citons deux extraits :

« Tout projet de révolution sociale doit anticiper la question de l’affrontement armé aux forces du pouvoir et de la réaction » (numéro 5 de Clarté, mai 2006)

« (…) le terrorisme est un élément clé de la politique militaire révolutionnaire » (numéro 6 de Clarté, décembre 2006).

Le Bloc marxiste-léniniste présente en modèle le Militante Gruppe de Berlin, organisation clandestine spécialisée depuis 2001 dans l’incendie d’immeubles et de véhicules (numéro 7 de Clarté, mai 2007).

affiche-bloc-ml.jpgLe Bloc-ML participe à différentes manifestations et est actif à travers les milieux syndicalistes.

Le 8 mai 2008, le Bloc marxiste-léniniste participe à une soirée-débat organisée à l’ULB sur le thème « Mai 68 : stop et encore ». Un blog internet est consacré spécifiquement à la promotion de cette soirée. Manuel Abramowicz, par ailleurs président de l’asbl d’extrême gauche RésistanceS, gère ce blog et se présente comme « camarade organisateur » de cette soirée. Il spécifie parmi les différents stands et la présence militante de membres et d’organisations trotskistes, marxistes-léninistes, socialistes, écologiques, syndicalistes,…, la LCR, le PTB, le MAS, la LCT-QI et le Bloc-ML. Un échantillon complet de l’extrême gauche belge francophone qui côtoie au même endroit la ministre socialiste Françoise Dupuis (dans le cabinet de laquelle a travaillé Wahoub Fayoumi avant de passer à la RTBF).

Différents membres du Bloc marxiste-léniniste sont également actifs dans le Secours Rouge – APAPC (antenne belge du Secours Rouge International). Bertrand Sassoye est l’un des co-fondateurs du Secours Rouge. Flor Dewit est l’un des porte-parole du Secours Rouge.

A la suite de l’arrestation de différentes personnes (Bertrand Sassoye, Wahoub Fayoumi,…) dans le cadre de l’enquête sur les activités du Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM), le Secours Rouge et le Bloc marxiste-léniniste signent le 5 juin 2008 un communiqué commun.

A noter que le PCPM éditait une revue clandestine sous le nom d’Aurora.

05.07.2008

Quand Noël Godin, entarteur médiatique, fait l'apologie du terrorisme d'extrême gauche

raf.jpgNoël Godin, surnommé "l'entarteur" ou encore "le gloupier", est un personnage qui fait les délices des média en lançant des tartes à la crème sur diverses célébrités (de Bernard-Henri Lévy, philosophe, à Bill Gates, patron de Microsoft). Anarchiste libertaire et anticlérical primaire, ce personnage a pour complice occasionnel Jan Bucquoy, autre provocateur anarchiste.

Pour le quarantième anniversaire de mai 68 (et accessoirement la réédition de l'un de ses livres), la presse offrit encore récemment à Noël Godin différentes tribunes (dont près d'une page dans le quotidien belge Le Soir).

Personne ne relève pourtant que Noël Godin fit ouvertement l'apologie du terrorisme d'extrême gauche.

 

Nous citons le livre Crème et châtiment ! - Mémoires d'un Entarteur (éditions Albin Michel, mai 1995), pages 97 à 100.

Marc Cohen pose la question suivante : "Puisque tu emploies volontiers les expressions "attentats pâtissiers" ou "terrorisme gloupinesque", dis-moi franchement ce que tu penses des vrais terroristes, ceux qui travaillent non pas à la crème fouettée mais au fusil d'assaut A.K. 47."

Réponse de Noël Godin : "(...) Qu'ils se soient fourré ou non le doigt dans l'œil dans leurs analyses, leurs visées et leurs méthodes, je lève mon verre à tous les francs-tireurs terroristes (...), les Jules Bonnot(1) , les Andreas Baader(2), les Nathalie Ménigon(3). Ils me semblent qu'on ne peut se fier qu'à eux (...)".

Autre question de Marc Cohen : "Tu trouves, par exemple, les violences de la bande à Baader défendables ?"

Noël Godin répond : "(...) Pour qualifier l'œuvre d'Andreas Baader, un seul adjectif s'impose : humanitaire ! Au sens plein du terme."

Marc Cohen : "Mais la Fraction armée rouge a commis des assassinats !"

Noël Godin : "Sûr que oui. (...) En 1995, Robin des Bois se ferait dégueuler dessus par toute la gauche. Même les derniers survivants édentés du gauchisme condamneraient son "aventure irresponsable", au même titre qu'ils condamnent les dynamiteros d'Action directe ou Florence Rey(4) ."

Marc Cohen : "Même en se plaçant dans cette logique, tu sais bien que si on exécute un P.D.G., un général, un dictateur, on va mettre un nouveau à sa place."

Noël Godin : "Sauf que s'ils y passent les uns après les autres, il n'y aura bientôt plus grand monde pour postuler aux emplois de suceurs de sang. Le terrorisme occasionnel renforce l'Etat, le terrorisme généralisé le désagrège. Je traite la question dans mon tract "Appel au meurtre" diffusé à Bruxelles le soir de l'assassinat de Baader : "Moralistes raclures, croyez-vous vraiment que le métier de détenteur de pouvoir sera longtemps encore praticable si, tout à coup et massivement, les patrons se font écorcher vifs par leur personnel, si les galonnés, les juges et les huissiers se font nuitamment éventrer, et s'il suffit de s'installer dans la hiérarchie du moindre parti politique pour avoir les yeux et les tympans crevés ?"

 

Derrière le médiocre bouffon sommeille un sombre personnage aux rêves sanguinaires.

Et il est regrettable que les média continuent à traiter avec complaisance et sympathie un tel personnage.

      (1)     Jules Bonnot : anarchiste français, meneur d’une organisation criminelle coupable de multiples braquages et meurtres commis de 1910 à 1912.

(2)   Andreas Baader : chef de la Fraction Armée Rouge (RAF), organisation terroriste allemande d’extrême gauche.

(3)   Nathalie Ménigon : membre fondatrice d’Action Directe, organisation terroriste française d’extrême gauche, condamnée à perpétuité pour l’assassinat de Goerges Besse, P.D.G. de Renault, et du général Audran, soumise à un régime de semi-liberté depuis le 10 mai 2007.

(4)   Florence Rey : anarchiste autonome, condamnée à 20 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de 3 policiers.

02.07.2008

Le co-fondateur d'Action Directe aurait des projets communs avec Olivier Besancenot, patron de la LCR

action-directe.jpgFRANCE. Le week-end dernier, Olivier Besancenot a lancé les bases du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) destiné à lui permettre de rassembler l'extrême gauche au-delà des militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

Mais, la semaine dernière, le « Canard énchaîné » a révélé que Jean-Marc Rouillan, ancien membre du groupe terroriste Action directe, était intéressé par ce nouveau parti. L'ex-compagnon de Nathalie Menigon - la pasionaria d'Action directe - aurait rencontré à ce sujet Olivier Besancenot lors de sa venue à Marseille le 7 juin pour une réunion sur le nouveau parti.

Condamné pour les meurtres du général Audran en 1985 et du PDG de Renault Georges Besse en 1986, Rouillan est depuis décembre 2007 en régime de semi-liberté à Marseille. Dans la journée, il travaille pour un éditeur et le soir il retourne dormir en prison. Evoquant le nouveau parti anticapitaliste (NPA), l'ancien terroriste a expliqué y voir « un espoir pour plein de gens qui en ont marre de vivre sans instrument de lutte ». « C'est moi qui suis allé vers eux, j'ai été reçu tout simplement », explique-t-il. Selon son avocat, Jean-Louis Chalanset, à qui Rouillan a fait part de son intention, rien ne s'oppose juridiquement à ce que son client adhère à un parti politique.

A Marseille, les amis de Besancenot confirment effectivement que le cofondateur de l'organisation terroriste Action Directe rencontre régulièrement des membres du comité local de création du nouveau parti. 

 
« On ne demande à personne un bilan de son passé », a déclaré Samy Joshua, membre de la direction de la LCR dans les Bouches-du-Rhône, expliquant que cet intérêt de Rouillan pour le futur NPA n'a pas soulevé de protestation. Mais il semble que pour l'instant, tous les militants ne soient pas encore au courant.
Même écho à la direction de la LCR où on minimise l'affaire. « C'est une petite histoire pour nous, assure Pierre-François Grond, l'un des dirigeants de la Ligue. C'est géré par le comité de Marseille. Si Rouillan est conscient que ses anciennes méthodes ne sont pas les nôtres, on ne voit pas pourquoi on s'opposerait à sa venue. » Alain Krivine, figure historique de la LCR, estime normal qu'Olivier Besancenot ait rencontré Rouillan dans ce cadre, et trouve aussi que l'affaire est « secondaire ». 

La LCR a par ailleurs protesté contre les conditions d'incarcération des membres d'Action directe.

28.06.2008

Le Secours Rouge : bref historique

secours-rouge.gifLe Secours Rouge est une association extrémiste de gauche co-fondée par Bertrand Sassoye (figure de proue des CCC avec Pierre Carette) et se présente comme une organisation de soutien aux « prisonniers politiques révolutionnaires » communistes et anarchistes.

Il s'agit en fait de l'antenne belge du Secours Rouge International (SRI).

Le Secours Rouge (antenne belge) est l'héritier de l'Association des Parents et Amis des Prisonniers Communistes (APAPC). Celle-ci s'est dissoute dans le Secours Rouge dont le logo est sous-titré APAPC. Selon la propre prose du Secours Rouge, celui-ci est néanmoins "nettement plus marqué" que l'APAPC. Plusieurs membres du Secours Rouge proviennent aussi du Bloc Marxiste-Léniniste. Sur le site internet du Secours Rouge, on peut lire : "L’activité du Secours rouge n’est pas de nature humanitaire ni caritative, mais politique. Elle n’est pas neutre, mais fait partie intégrante d’un mouvement unique anticapitaliste, anti-impérialiste, antifasciste, visant à renverser ce système d’exploitation et d’oppression." Autre extrait de leur site internet : "De la même manière, développer la lutte de classe, en contribuant concrètement à la renaissance du mouvement communiste et révolutionnaire est le meilleur moyen pour défendre les camarades emprisonnés."

Plus révélateur encore sur sa nature et sa conception de l'engagement politique, cet extrait de la plaquette de présentation du Secours Rouge (datée de novembre 2001) : "(...) la question de la violence révolutionnaire, aspect indissociable de tout processus révolutionnaire pour abattre le pouvoir de la bourgeoisie impérialiste (...)".

Notons encore le contenu de la brochure intitulée "Plateforme du 19 juin 1999", publiée par le Secours Rouge International (édition francophone datée de juin 2001) : "(...) Les signataires affirment que le recours à la violence est légitime (...)".

Le Secours Rouge publie un bulletin intitulé "Solidarité". Parmi les activités du Secours Rouge, on peut relever le soutien au DHKP-C (organisation terroriste de l'extrême gauche turque), au Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP, organisation terroriste palestinienne de tendance marxiste). En janvier et en novembre 2003, on assiste à des altercations entre manifestants du Secours Rouge et forces de police devant l'Ambassade de Suisse à Bruxelles. Le Secours Rouge venait y manifester son soutien au terroriste suisse Marco Cammenisch, activiste d'extrême gauche impliqué dans des attaques à main armée, des dynamitages, des fusillades contre la police et qui purge une peine de 17 années de prison pour l'assassinat d'un douanier suisse.

Le 14 mars 2005, Bertrand Sassoye, co-fondateur du Secours Rouge belge, rencontre à Paris Giuseppe Maj, militant italien d'extrême gauche et producteur de faux papiers (notamment destinés aux terroristes du GRAPO, mouvement d'extrême gauche espagnol), et Andrea Stauffacher, militante du Secours Rouge de Zurich et proche du terroriste suisse Marco Cammenisch. Spécialiste des questions informatiques, Andrea Stauffacher dirige l'organisation d'extrême gauche "Black Blocks". Elle a été interrogée par le parquet de Bâle en février 2007 quant à ses contacts avec le PCPM. Andrea Stauffacher était venue à Bruxelles (espace Karl Marx) dispenser aux membres du Secours Rouge des cours de cryptage de leurs courriels

Le 19 avril 2007, le Secours Rouge organisait une "rencontre militante" au "Dolle Mol", le café de l'anarchiste Jan Bucquoy. Parmi les personnes présentes, Inge Viet, ancienne de la Fraction Armée Rouge (RAF)

Le 27 mars 2008, une délation du Secours Rouge/APAPC participait à une manifestation devant le consulat d'Italie à Lille (France) en solidarité avec les inculpés du Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM). Un délégué du Secours Rouge/APAPC était également présent à Milan pour la première audience des inculpés du PCPM.

Depuis les arrestations le 5 juin 2008 de membres du Secours Rouge (Bertrand Sassoye, Wahoub Fayoumi,...) dans le cadre de l'enquête sur les projets d'activités terroristes du PCPM, le réseau du Secours Rouge International a commencé à se mobiliser en faveur des inculpés belges. Le 12 juin 2008, petite manifestation devant le consulat belge à Bâle. Le 17 juin 2008, manifestation de soutien à Milan. Le 22 juin 2008, une banderole est déployée à Zurich, dans la zone des supporters de l'Euro 2008. Le 25 juin 2008, petite manifestation devant le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, à l'appel du Secours Rouge France. Le même jour, rassemblement devant le consulat belge en Allemagne à l'appel du Rote Hilfe Deutschland (Secours Rouge Allemagne). Quelques affiches sont apparues en Italie et en Allemagne.

L'un des porte-parole du Secours Rouge est Thierry Delforge, par ailleurs collaborateur de l'association d'extrême gauche RésistanceS dirigée par Manuel Abramowicz.

Le choix du nom. Un premier Secours rouge était déjà apparu en Belgique en février-mars 1971. Celui-ci était encadré par des trotskistes de la Jeune Garde Socialiste (organisation de jeunesse de la Ligue Révolutionnaire des Travailleurs, LRT, renommée POS puis LCR en référence à son partenaire français) et des maoïstes de l'organisation Université Usine Union, de Tout le pouvoir aux travailleurs (TPO-AMADA) et du Parti communiste marxiste-léniniste de Belgique.

La référence est plus ancienne : le nom du Secours rouge est initialement celui d'une organisation créée en décembre 1922 à l’initiative de la Société des vieux bolcheviks, qui se définissait comme une association russe « d'aide et de solidarité internationale aux combattants de la Révolution ». Soutenue par l'Internationale communiste, l’organisation prit le nom de Secours rouge international.