28.06.2008

Le Secours Rouge : bref historique

secours-rouge.gifLe Secours Rouge est une association extrémiste de gauche co-fondée par Bertrand Sassoye (figure de proue des CCC avec Pierre Carette) et se présente comme une organisation de soutien aux « prisonniers politiques révolutionnaires » communistes et anarchistes.

Il s'agit en fait de l'antenne belge du Secours Rouge International (SRI).

Le Secours Rouge (antenne belge) est l'héritier de l'Association des Parents et Amis des Prisonniers Communistes (APAPC). Celle-ci s'est dissoute dans le Secours Rouge dont le logo est sous-titré APAPC. Selon la propre prose du Secours Rouge, celui-ci est néanmoins "nettement plus marqué" que l'APAPC. Plusieurs membres du Secours Rouge proviennent aussi du Bloc Marxiste-Léniniste. Sur le site internet du Secours Rouge, on peut lire : "L’activité du Secours rouge n’est pas de nature humanitaire ni caritative, mais politique. Elle n’est pas neutre, mais fait partie intégrante d’un mouvement unique anticapitaliste, anti-impérialiste, antifasciste, visant à renverser ce système d’exploitation et d’oppression." Autre extrait de leur site internet : "De la même manière, développer la lutte de classe, en contribuant concrètement à la renaissance du mouvement communiste et révolutionnaire est le meilleur moyen pour défendre les camarades emprisonnés."

Plus révélateur encore sur sa nature et sa conception de l'engagement politique, cet extrait de la plaquette de présentation du Secours Rouge (datée de novembre 2001) : "(...) la question de la violence révolutionnaire, aspect indissociable de tout processus révolutionnaire pour abattre le pouvoir de la bourgeoisie impérialiste (...)".

Notons encore le contenu de la brochure intitulée "Plateforme du 19 juin 1999", publiée par le Secours Rouge International (édition francophone datée de juin 2001) : "(...) Les signataires affirment que le recours à la violence est légitime (...)".

Le Secours Rouge publie un bulletin intitulé "Solidarité". Parmi les activités du Secours Rouge, on peut relever le soutien au DHKP-C (organisation terroriste de l'extrême gauche turque), au Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP, organisation terroriste palestinienne de tendance marxiste). En janvier et en novembre 2003, on assiste à des altercations entre manifestants du Secours Rouge et forces de police devant l'Ambassade de Suisse à Bruxelles. Le Secours Rouge venait y manifester son soutien au terroriste suisse Marco Cammenisch, activiste d'extrême gauche impliqué dans des attaques à main armée, des dynamitages, des fusillades contre la police et qui purge une peine de 17 années de prison pour l'assassinat d'un douanier suisse.

Le 14 mars 2005, Bertrand Sassoye, co-fondateur du Secours Rouge belge, rencontre à Paris Giuseppe Maj, militant italien d'extrême gauche et producteur de faux papiers (notamment destinés aux terroristes du GRAPO, mouvement d'extrême gauche espagnol), et Andrea Stauffacher, militante du Secours Rouge de Zurich et proche du terroriste suisse Marco Cammenisch. Spécialiste des questions informatiques, Andrea Stauffacher dirige l'organisation d'extrême gauche "Black Blocks". Elle a été interrogée par le parquet de Bâle en février 2007 quant à ses contacts avec le PCPM. Andrea Stauffacher était venue à Bruxelles (espace Karl Marx) dispenser aux membres du Secours Rouge des cours de cryptage de leurs courriels

Le 19 avril 2007, le Secours Rouge organisait une "rencontre militante" au "Dolle Mol", le café de l'anarchiste Jan Bucquoy. Parmi les personnes présentes, Inge Viet, ancienne de la Fraction Armée Rouge (RAF)

Le 27 mars 2008, une délation du Secours Rouge/APAPC participait à une manifestation devant le consulat d'Italie à Lille (France) en solidarité avec les inculpés du Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM). Un délégué du Secours Rouge/APAPC était également présent à Milan pour la première audience des inculpés du PCPM.

Depuis les arrestations le 5 juin 2008 de membres du Secours Rouge (Bertrand Sassoye, Wahoub Fayoumi,...) dans le cadre de l'enquête sur les projets d'activités terroristes du PCPM, le réseau du Secours Rouge International a commencé à se mobiliser en faveur des inculpés belges. Le 12 juin 2008, petite manifestation devant le consulat belge à Bâle. Le 17 juin 2008, manifestation de soutien à Milan. Le 22 juin 2008, une banderole est déployée à Zurich, dans la zone des supporters de l'Euro 2008. Le 25 juin 2008, petite manifestation devant le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, à l'appel du Secours Rouge France. Le même jour, rassemblement devant le consulat belge en Allemagne à l'appel du Rote Hilfe Deutschland (Secours Rouge Allemagne). Quelques affiches sont apparues en Italie et en Allemagne.

L'un des porte-parole du Secours Rouge est Thierry Delforge, par ailleurs collaborateur de l'association d'extrême gauche RésistanceS dirigée par Manuel Abramowicz.

Le choix du nom. Un premier Secours rouge était déjà apparu en Belgique en février-mars 1971. Celui-ci était encadré par des trotskistes de la Jeune Garde Socialiste (organisation de jeunesse de la Ligue Révolutionnaire des Travailleurs, LRT, renommée POS puis LCR en référence à son partenaire français) et des maoïstes de l'organisation Université Usine Union, de Tout le pouvoir aux travailleurs (TPO-AMADA) et du Parti communiste marxiste-léniniste de Belgique.

La référence est plus ancienne : le nom du Secours rouge est initialement celui d'une organisation créée en décembre 1922 à l’initiative de la Société des vieux bolcheviks, qui se définissait comme une association russe « d'aide et de solidarité internationale aux combattants de la Révolution ». Soutenue par l'Internationale communiste, l’organisation prit le nom de Secours rouge international.

27.06.2008

L'APAPC, ancêtre du Secours Rouge

apapc_logo.jpgBELGIQUE. Dès 1985, après l'arrestation de Pierre Carette, Bertrand Sassoye, Didier Chevolet et Pascale Vandegeerde, tous quatre inculpés puis condamnés pour les actes terroristes des Cellules Communistes Combattantes, se fonde l'Association des Parents et Amis des Prisonniers Communistes (APAPC). Cette association publiera une luxueuse revue intitulée "Correspondances Révolutionnaires", dont l'essentiel des articles étaient écrits par les prisonniers des CCC et par des détenus d'autres organisations terroristes de la même mouvance.
En parallèle, un pôle activiste se lance sous le nom de Comité d'Agitation et de Propagande Communiste (CAPC). Il se fait notamment remarquer par l'occupation de l'Ambassade du Pérou à Bruxelles en soutien au groupe terroriste péruvien Sentier Lumineux. Des militants du CAPC occuperont également les bureaux de l'Agence France Presse à Bruxelles en soutien aux détenus du groupe terroriste Action Directe.
Dès la fin des années 90, l'APAPC milite pour obtenir la libération des détenus des CCC à l'issue de la peine minimale prévue pour les condamnés à perpétuité. Des affiches de soutien aux CCC sont placées par l'APAPC à différents endroits de Bruxelles. Les relais de l'APAPC s'étendaient dans différents millieux. Au point qu'en septembre 1998, l'hebdomadaire "Télémoustique" (censé s'occuper de programmes de télévision) publie sous la signature de Claude Moniquet un article de quatre pages permettant à l'APAPC de plaider pour la libération des détenus des CCC.
Fin de l'année 2000, la mouvance communiste lance le Secours Rouge International. Une antenne se crée en Belgique sur base de l'APAPC.