27.06.2008

En marge des CCC, le FRAP

explosion-voiture.jpgLes 20 et 21 avril 1985, deux attentats sont commis à Bruxelles, l'un contre l'OTAN, l'autre contre la firme AEG Telefunken. Ces attentats sont revendiqués par le Front Révolutionnaire d'Action Prolétarienne (FRAP). Il s'agit d'une dissidence des CCC suscitée par le groupe terroriste français Action Directe. Action Directe et la Fraction Armée Rouge souhaitaient voir naître un Front de la guérilla ouest-européenne, sorte de coordination terroriste d'extrême gauche. Les CCC, en raison de nuances idéologiques, avaient refusé de se joindre à ce Front.

Le 26 juin 1985, le FRAP tente un autre attentat contre l'usine ACEC de Drogenbos mais la charge n'explose pas et est abandonnée sans avertissement ni précaution.

Le 15 août 1985, la police perquisitionne deux bases d'Action Directe à Bruxelles, l'une à Uccle, l'autre à Anderlecht. La police y découvre des documents relatifs à de futurs attentats du FRAP, des documents d'Action Directe, des explosifs provenant du vol d'Ecaussines et des armes provenant du vol commis à la caserne de Vielsalm (voir article consacré à l'historique des CCC).

Les deux activistes principaux du FRAP, Chantal Paternostre (arrêtée en juillet 1985) et Luc Van Acker (arrêté en janvier 1986), furent condamnés en octobre 1988 lors d'un procès commun avec les CCC.