02.09.2008

Histoire des Moudjahidines du Peuple Iranien - OMPI/CNRI (2)

ompi-logo-terrorism.jpg2000 La Grande Bretagne met les Moudjahidines du Peuple sur sa propre liste d’organisations terroristes et illégales.

11 septembre 2001 Les Moudjahidines du Peuple n’expriment pas la moindre condamnation des attaques contre le World Trade Center à New York

21 décembre 2001 La Haute Cour de la République fédérale allemande ferme 25 locaux des Moudjahidines du Peuple suite à des fraudes. Plusieurs millions de marks auraient ainsi servi à acheter des armes.

Mai 2002 A son tour, l’Union européenne place les Moudjahidines du Peuple sur la liste des organisations terroristes.

15 avril 2003 Les forces de la Coalition américano-britannique bombardent en Irak, les bases des Moudjahidines du Peuple

avril 2003 Les Moudjahidines du Peuple négocient un cessez le feu avec les troupes US occupant l’Irak et acceptent de se laisser désarmer.

17 mai 2003 A la suite de négociations, les Moudjahidines du Peuple ont remis leur artillerie et leurs blindés aux forces américaines.

3 juin 2003 La police fédérale australienne perquisitionne 10 locaux appartenant aux Moudjahidines du Peuple se trouvant dans les villes de Sydney, Brisbane et Melbourne.

17 juin 2003 La police française perquisitionne en force le quartier général de l’OMPI près de Paris et y arrête Maryam Radjavi et 165 autres personnes sur les instructions du juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière.

20 juin 2003 Plusieurs militants de l’OMPI s’immolent par le feu dans plusieurs capitales européennes afin de protester contre l’arrestation deompi-immolation.jpg Maryam Radjavi.

29 juillet 2003 Les médias australiens semblent lier l’attaque d’une école française à un acte de vengeance de la part de l’OMPI.

29 juillet 2003 Maryam Radjavi est interrogée pendant 6 heures par un juge anti-terroriste. En juin, à l’issue de sa garde à vue, elle avait été remise en liberté mais avait été inculpée, ainsi que de nombreux cadres de l’OMPI, dans le cadre d’une association terroriste.

15 août 2003 Le Département d’Etat US ajoute à sa liste de groupes terroristes, l’aile politique des Moudjahidines du Peuple : Le Conseil National de la Résistance (CNR).

14 octobre 2003 Les Moudjahidines du Peuple arrivent à faire entrer un de leurs dirigeants, Alireza Jafarzadeh, dans la grande chaîne de télévision américaine Fox News comme « expert indépendant de la situation en Iran ».

10 décembre 2003 Le gouvernement provisoire irakien décide à l’unanimité l’expulsion de l’OMPI d’Irak. A ce jour, l’armée américaine n’a entrepris aucune action en ce sens.

27 décembre 2003 Maryam Radjavi organise une réunion des cadres supérieurs de l’OMPI afin de voir comment essayer de récupérer l’élan de sympathie né à la suite du tout récent tremblement de terre à Bam en Iran et d’essayer de récupérer des fonds sous cette bannière.

24 janvier 2004 Découverte en Norvège de liens financiers entre les Moudjahidines du Peuple et des groupes terroristes étrangers.

16 mars 2004 Des familles de membres de l’OMPI demandent à la communauté internationale de faire en sorte que l’OMPI ne puisse plus les empêcher de visiter leurs proches.

17 mars 2004 5 membres de l’OMPI sont tués lors d’une fusillade avec la police en Irak.

Avril 2004 La police italienne perquisitionne des locaux de l’OMPI et saisit de nombreux documents et matériels informatiques. Les autorités italiennes semblent craindre que le quartier général irakien de l’OMPI ne soit transféré de Bagdad à Rome.

Mai 2004 Le Département d’Etat US confirme la présence de l’OMPI et du CNR sur sa liste des organisations terroristes.

Mars 2005 Le juge anti-terroriste français Jean-Louis Bruguière inculpe une nouvelle fois un membre féminin de l’OMPI dans le cadre de l’affaire d’association terroriste qu’il instruit depuis juin 2003.

24 mai 2005 Le Canada décide à son tour de placer l’OMPI sur sa liste des organisations terroristes.

13 juillet 2005 Réunion de l’OMPI à Bruxelles, présentés comme « des réfugiés iraniens », au sujet de la violation des droits de l’homme en Iran.

14 septembre 2005 Manifestation de soutien à l’OMPI à New-York

8 novembre 2005 Rassemblement de soutien à la politique de l’OMPI devant le siège de l’UE, pour demander l’envoi immédiat du dossier nucléaire de l’Etat iranien au Conseil de Sécurité de l’ONU

Janvier 2006 Renforcement de la campagne de l’OMPI pour se faire retirer de la liste des organisations terroristes.

1er juillet 2006 Quelques centaines d’Iraniens, d’Afghans, de Turcs, se réunissent à Paris au Bourget sous la houlette de Maryam Radjavi.

Avril 2006 On apprend, suite à des articles dans la presse portugaise, que l’un des assistants au parlement européen de M. Casaca n’est autre que Firouz Mahvi qui est un membre de l’organisation terroriste en question (dont il est responsable des « affaires étrangères »). Ce qui signifie que, grâce à M. Casaca, un membre d’une organisation terroriste se promène librement au sein même du parlement européen.

19 août 2006 L’ambassadeur d’Irak en Iran Mohammed Majid Al-Sheikh déclare dans une interview au journal Mehr « Le plan du gouvernement pour limiter le terrorisme de l’OMPI et pour expulser ses éléments d’Irak montre la fidélité du gouvernement à ses promesses sur le terrorisme »

radjavi2.jpg14 septembre 2006 Le journal irakien Al-Adalah présente un certain nombre de documents mettant en évidence le financement de la propagande de l’OMPI par le régime de Saddam Hussein.

25 septembre 2006 Conférence de presse à Paris de la « Nejat society », regroupant d’anciens membres de l’OMPI, pour témoigner des pressions psychologiques et des sévices qu’ils ont eu à endurer de la part de cette organisation.   L’ONG NEJAT a recensé de nombreux cas de maltraitance à l’intérieur du camp, des témoignages d’anciens captifs de l’OMPI indiquent que les droits fondamentaux les plus élémentaires sont quotidiennement bafoués dans l’enceinte du camp. L’association humanitaire souhaite attirer l’attention sur « le cas des prisonniers de guerre du conflit Iran-Irak toujours détenus dans le camp d’Ashraf ».

4 octobre 2006 Le Président Irakien Jalal Talabani déclare que « au regard de la constitution irakienne, il n’y a pas de place en Irak pour les groupes terroristes », c’est pourquoi il souhaite « l’expulsion le plus rapidement possible de l’OMPI »

24 octobre 2006 A l’invitation de quelques députés Maryam Radjavi visite le Sénat Belge, suscitant la réprobation de la grande majorité des élus. Le jour même l’ambassadeur de Belgique à Téhéran est convoqué par les autorités iraniennes pour s’expliquer.

26 octobre 2006 Le ministre des Affaires étrangères belge Karel De Gucht regrette publiquement que plusieurs personnalités aient jugé opportun de rencontrer Maryam Radjavi dont le Conseil national de la résistance iranienne n’est en fait qu’une couverture à l’OMPI, inscrite sur la liste des organisations terroristes du Département d’Etat américain et de l’Union européenne. le ministre belge a indiqué le 26 octobre dernier que « le Conseil national de la résistance iranienne est une association paravent de l’OMPI…Cette dernière a commis des actes terroristes en Iran, elle a aussi pratiqué la torture… »

Février 2007 L’organisation terroriste OMPI/CNRI est très mécontente de la décision européenne de la maintenir sur la liste des organisations terroristes. Tellement mécontente qu’elle se met à critiquer cette Union Européenne qu’elle semblait tant courtiser peu de temps avant.
A la même époque, les Moujahidines du Peuple d’Iran reconnaissent la présence d’enfants dans le camp d’Ashraf.

Le porte-parole de l’autorité irakienne Ali Al Dabagh indique que le gouvernement considérait désormais l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI), jadis hébergé en Irak pendant le règne de l’ancien dictateur Saddam Hussein, comme un "groupe terroriste".

La chaîne de télévision CNN Arabie a récemment effectué un reportage à Bagdad sur les détails de la trente-cinquième session du procès se déroulant devant la cour de justice d’Anfal. Ce reportage révèle notamment que l’ancien dignitaire du régime Irakien ali Hassan Al-Majid a ordonné aux membres de l’organisation terroriste OMPI de poursuivre et de viser des populations Kurdes sur le sol Iranien.

Mars 2007 : Les premières spéculations apparaissent sur le sort de Massoud Radjavi dont on n’a plus aucune nouvelles depuis des mois.

La diffusion via internet d’une vidéo montrant le député européen Paulo Casaca en train de festoyer avec les membres de l’Organisation terroriste OMPI/CNRI au Camp d’Ashraf en Irak, a une nouvelle fois défrayé la chronique et relancé le débat.

Un haut responsable de l’organisation terroriste des Moudjahidines du Peuple (OMPI/CNRI) rencontre à Bruxelles des diplomates israéliens, sans doute des agents du Mossad, et des Irakiens anciens supporters de Saddam Hussein, pourtant farouche adversaire de l’état hébreu.

Avril 2007 Le procureur général de la section anti-terroriste française a annoncé que de nouveaux éléments allaient être versés au dossier de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran et que de nouvelles charges seraient certainement retenues. Une dépêche AFP de l’agence de Paris indique aussi que le procureur général en charge du dossier OMPI allait retenir à charge les élément de fraude et de blanchiment d’argent en lien avec une organisation terroriste.

Plusieurs responsables libanais, membres de la coalition politique dite « Forces du 14 mars » révèlent le plan américain envisageant le transfert de plusieurs milliers de membres des Moudjahidines du Peuple iranien (OMPI/CNRI) au Liban afin de contrer l’influence du Hezbollah soutenu par l’Iran.

Maryam-Rajaviontank.jpgMai 2007 Le Bureau de coordination contre le terrorisme du Département d’Etat américain a publié fin avril sa liste des organisations terroristes. A nouveau l’organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI/CNRI) figure sur cette liste, statut qu’elle occupe depuis 1997. Il faut également noter que les positions du Bureau de coordination du Département d’Etat américain se sont affermies vis à vis de l’OMPI/CNRI.

En complément de la description de l’Organisation OMPI/CNRI le rapport pointe :
• L’implication de l’OMPI/CNRI dans l’assassinat du personnel militaire et civil américain en Iran pendant les années 70.
• La soumission des membres de l’Organisation à des pressions psychologiques pour la conduite d’opérations terroristes à travers le monde.
• L’OMPI/CNRI comme l’un des groupes les plus violents pendant les années 60.
• La détestation de l’Organisation par les iraniens à la suite de la révolution islamique
• Le fait que pendant plus de trois décennies, l’OMPI/CNRI a utilisé ses bases en Irak et en Europe à la conduite d’actions terroristes contre l’Iran.
• L’expansion des bases financières, de la qualification militaire des membres de l’Organisation et les activités des chefs en Europe.
• Le caractère sectaire de l’Organisation comme l’une de ses caractéristiques, en plus de celle du terroriste.
• L’endoctrinement idéologique des membres de l’OMPI/CNRI
• Les contraintes subies par les membres, avec notamment des divorces forcés et l’éloignement des enfants de leurs parents.
• L’instauration du culte de personnalités pour les Radjavi.

Leurs activités :
• Le rapport admet qu’en dépit des efforts des USA, des membres de l’OMPI/CNRI ainsi que les chefs n’ont jamais été jugés pour leur rôle dans ces activités illégales.
• L’OMPI/CNRI a été soutenue par des régimes totalitaires, et notamment celui de Saddam Hussein.
• L’Organisation terroriste a conduit des opérations terroristes depuis ses bases en France pendant près de 5 ans.
• Une partie du rapport fait état d’une citation de Maryam Radjavi invitant les membres de son organisation à « écraser les kurdes sous leurs chars ».
• L’arrestation de 7 Iraniens par le FBI pour avoir transféré 400 000 dollars à l’OMPI/CNRI, pour l’achat d’armes.
•  L’arrestation de 160 membres de l’OMPI/CNRI dont Maryam Radjavi, en France, pour usage de leurs bases françaises pour des opérations terroristes, ainsi que de financement et de blanchiment d’argent.
• L’immolation de membres de l’Organisation suite à l’arrestation de Maryam Radjavi.
• La découverte de documents prouvant le financement de l’OMPI/CNRI au travers de l’opération pétrole contre nourriture, et l’utilisation de cet argent pour des attaques terroristes.
• Citant les documents qui prouvent les liens entre l’OMPI et Saddam Hussein : le rapport évoque un film montrant Saddam Hussein remettant une valise d’argent aux chefs de l’OMPI/CNRI et l’entrainement des membres de l’OMPI/CNRI par l’armée irakienne.

Des forces d’actions :
• L’établissement de bases de militants à travers l’Europe.
• Le statut de protégé (Convention de Genève) ne s’applique pas aux membres de l’OMPI/CNRI en dehors du camp Ashraf. Ils sont considérés comme membres d’une organisation étrangère de terroristes.
• Le fait que plusieurs membres de l’OMPI/CNRI se soient entraînés avec l’armée irakienne pour la fabrication de bombes artisanales est également évoqué par le rapport.

La localisation :
• Maintien d’une base d’action à Auvers-sur-Oise
• Ciblage d’éléments iraniens à travers le monde
• Activité de lobbying et de propagande de l’OMPI/CNRI à l’Ouest
• L’OMPI/CNRI développe de nouvelles stratégies médiatiques

Juin 2007 Le Parlement irakien a voté l’expulsion des Moudjahidines du peuple iranien.

Juillet 2007 Un article dans la magazine Focus révèle que les Moudjahidines du Peuple Iranien ont fait appel à la société allemande « House of extras » pour fournir des figurants pour leur « grand » rassemblement du 8 mars 2007 à Bruxelles.

De nombreux figurants semblaient même ignorer quel était le but de leur prestation. Certains pensant même participer au tournage d’un film. Au moins 2 autocars de figurants furent fournis par la société ’House of Extras’. Société qui semble reconnaître que l’OMPI/CNRI avait déjà fait appel auparavant à de tels services. Ce seraient des immigrants originaires du Moyen Orient qui fournissent évidemment cette main d’œuvre. Les Afghans étant particulièrement prisés car ressemblant beaucoup à des Iraniens.

Le procureur en chef de la Cour suprême irakienne, Jaafar Al Mousavi, a déclaré avoir des preuves que l’OMPI (les Moudjahidines du peuple iranien) avait participé à des crimes contre des citoyens irakiens sous le régime de Saddam Hussein (détentions arbitraires, tortures, meurtres). En particulier, au Kurdistan irakien qui s’était soulevé en 1991 avant de connaître une sanglante répression.
A cet égard, il a décerné 150 mandats d’arrêts contre des membres de cette organisation d’opposition à Téhéran. Dans ces personnes à arrêter figurent les deux dirigeants de l’OMPI (qui se fait aussi appeler CNRI pour Conseil National de la Résistance Iranienne) : Maryam et Massoud Radjavi.
Mais ces mandats d’arrêts risquent fort de rester lettres mortes. En effet, que ce soit dans leur camp d’Achraf en Irak ou dans leur QG d’Auvers sur Oise en France, les Moudjahidines du Peuple semblent être protégés par divers services secrets occidentaux.

Janvier 2008 Les Moudjahidines sont très mécontents d’une émission que leur a consacré France Inter. Ils n’hésitent pas à comparer France Inter avec Radio Paris (radio collaboratrice durant la seconde guerre mondiale) et à comparer le producteur de cette émission, Patrick Pesnot, à Philippe Henriot, ministre de « l’information » de Vichy. Patrick Pesnot est également traité de « barbouze » et le CNRI ne se gène pas pour laisser entendre qu’il est acheté par le régime iranien.

Un porte- parole du département d’Etat US, Sean McCormack répond à une question d’un journaliste sur les renseignements fournis par les Moudjahidines du peuple iranien et qui annoncent régulièrement un inquiétant développement du nucléaire iranien. Alors que le récent rapport des services US disait tout le contraire. M. Mc Cormack a tout simplement comparé les infos fournies par les terroristes iraniens de l’OMPI/CNRI à un plat douteux dont tous les ingrédients proviendraient du même cuisinier

Mars 2008 La présence de ces terroristes est interdite par la Constitution et "nous nous employons à nous débarrasser d’eux”, a dit le premier ministre irakien Talabani.

Les Moudjahidines commémorent au camp d’Ashraf en Irak, la mémoire de deux de leurs membres, tués dans des actions terroristes : Ashrafompi-uniformes.jpg Rabiee et Moussa Khiabani. Et ceci lors d’une cérémonie armée qui fait l’apologie du terrorisme et de la lutte armée.

Avril 2008 L’information circule sur le fait que les Moudjahidines du Peuple iranien, toujours réfugiés dans leur camp militaire de Ashraf dans le sud irakien, se seraient mis à recruter et endoctriner de jeunes irakiens sunnites afin de lancer une organisation qui s’appellerait “Moudjahidines d’Irak”. Le but de cette organisation est clairement de préparer des actions contre le gouvernement légal d’Irak, à majorité chiite, et de poséder sa propre milice locale si une guerre civile généralisée éclatait.

Juin 2008 Un député européen révèle qu’il se sert de l’OMPI comme d'agents privés de renseignement.

Juillet 2008 La réunion de l’OMPI, le 28 juin dernier à Villepinte, près de Paris, a provoqué une nouvelle polémique et des remous en Pologne où cela prend les allures d’une affaire d’Etat. En effet, un des plus grands quotidiens polonais, la Gazeta Wyborcza a découvert qu’un groupe d’Iraniens du Conseil National de la Résistance Iranienne (vitrine politique de l’OMPI) s’est rendu à Poznan, ville universitaire, pour inviter les étudiants à venir à Paris. Le groupe offrait le voyage en car, deux nuits à l’hôtel et tous les frais de bouche pour uniquement 5 euros. Pour pouvoir en bénéficier, une seule condition : participer à un rassemblement samedi 28 juin dans l’après-midi. On estime à au moins 5.000, le nombre total des étudiants dupés. Après la parution de l’article, les parents ont commencé à contacter leurs enfants dans les cars à destination de Paris, mais il semble qu’aucun n’ait pu quitter les cars. Les parents ont cependant appris que les étudiants qui refuseront d’assister au rassemblement de Villepinte devront régler la totalité des frais du voyage aux organisateurs.

Histoire des Moudjahidines du Peuple Iranien - OMPI/CNRI (1)

ompi-logo.jpg1965 L’Organisation iranienne des Moudjahidines du Peuple est créée pour renverser Mohammed Rezâ Pahlavi au pouvoir depuis 1953.

1971 Les Moudjahidines du Peuple commencent leur lutte armée et tuent 6 conseillers américains.

1971 Arrestations massives de membres de l’organisation par la SAVAK (services secrets du Shah) y compris Massoud Radjavi.

1972 Tous les membres du Comité Central des Moudjahidines du Peuple sont exécutés à la curieuse exception de Radjavi.

Février 1979 Radjavi est libéré après la chute de la Monarchie. Il devient le porte-parole des Moudjahidines du Peuple qui sont désormais dirigés par un Comite Central de 12 personnes.

Novembre 1979 L’ambassade des États-Unis à Téhéran est occupée par des « étudiants islamiques ». Les Moudjahidines du Peupleompi-début.jpg soutiennent cette action, pour ensuite prendre leurs distances avec ces mêmes étudiants islamiques. Sous la houlette de leur leader Massoud Radjavi, ils se dressent contre l’imam Khomeiny qui, en retour, stigmatise avec virulence dans ses discours les « islamo-marxistes »

Novembre 1979 Les Moudjahidines du Peuple créent une milice

20 juin 1981 Les Moudjahidines du Peuple organisent une manifestation géante et marchent sur le Parlement. Khomeiny donne l’ordre de réprimer et 30 personnes sont tuées. C’est le début des arrestations massives chez les Moudjahidines du Peuple et d’exécutions.

28 juin 1981 Un attentat des Moudjahidines du Peuple décime les dirigeants du Parti de la République Islamique (PRI), tuant l’ayatollah Behechti ainsi que quatre ministres, six ministres adjoints et le quart du groupe parlementaire du PRI (en tout, 72 morts).

Août 1981 Les Moudjahidines du Peuple réalisent un certain nombre d’actes terroristes en Iran qui font au total plus de 100 victimes.

29 juillet 1981 Radjavi et Bani Sadr s’évadent, s'exilent vers Paris et créent ensemble le Conseil National de la Résistance (CNR) qui se compose de 12 organisations de l’opposition à Khomeiny dont les Moudjahidines du Peuple.

8 février 1982 Mousa Khiabani, le commandant des Moudjahidines du Peuple à l’intérieur de l’Iran est tué dans un combat avec les forces pro-Khomeiny. La première femme de Radjavi, Ashraf Rabii est également tuée. Radjavi épousera en seconde noces, la fille de Bani Sadr.

24 mars 1983 Bani Sadr annonce publiquement son retrait du CNR.

1983 Les Moudjahidines du Peuple sont chassés de leurs bases au Kurdistan Iranien par l’action de l’armée iranienne. Radjavi signe dès lors un accord avec l’Irak de Saddam Hussein et peut établir ses forces dans le Kurdistan irakien.

1984 Radjavi divorce de la fille de Bani Sadr

radjavi.jpgFévrier 1985 Radjavi épouse Maryam Azodanlou lors d’une cérémonie publique juste après qu’elle ait divorcé de son mari, Mehdi Abrishamchi, membre du Comité Central. Radjavi déclare que lui et Maryam sont les co-leaders des Moudjahidines du Peuple et présente ceci comme une « Révolution Idéologique ».

Juin 1986 La France expulse Massoud Radjavi vers Bagdad. Radjavi installe le QG des Moudjahidines du Peuple en Irak.

Février 1987 Assassinat en Iran d’un responsable provincial chargé de l’éducation nommé Ali Iranmanesh par les Moudjahidines du Peuple.

Juin 1987 Les Moudjahidines reçoivent un entraînement de la part de l’armée irakienne et créent l’Armée de Libération de l’Iran (ALN) qui sera commandée, « révolution idéologique » oblige, par Maryam Radjavi.

Décembre 1987 Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur de la France, fait expulser plusieurs dizaines de Moudjahidines du Peuple vers le Gabon.

Août 1988 Les Moudjahidines du Peuple perdent plus d’un millier d’hommes lors d’une offensive dans le centre ouest de l’Iran.

Octobre 1989 Radjavi annonce la « Révolution Interne ». Maryam est nommée Secrétaire Générale des Moudjahidines du Peuple. Radjavi se déclare être le « leader idéologique » de la résistance iranienne. Les membres de l’organisation sont priés de divorcer en masse.

1990 Massoud Radjavi se déclare Imam et affirme avoir reçu son pouvoir de Dieu.

24 avril 1990 Assassinat à Genève de Kassem Radjavi, frère de Massoud Rajavi.

1991 Sous prétexte de la première guerre du Golfe, Massoud Radjavi envoie en Europe 800 enfants des membres des Moudjahidines du Peuple. Il semble qu’ils deviennent ainsi un moyen de pression sur les parents.

Mars 1991 Les forces militaires des Moudjahidines du Peuple sont utilisées avec leur chars pour mater la révolte kurde au Nord de l’Irak

5 avril 1993 Les Moudjahidines du Peuple lancent des actions commandos simultanées contre les ambassades iraniennes dans 13 capitales occidentales.

Juin 1993 Destruction de 11 oléoducs en Iran par les Moudjahidines du Peuple.

Août 1993 Le CNR décide de désigner Maryam Radjavi comme future présidente de la future République Démocratique et Islamique ( !) d’Iran, qui devrait selon leurs vœux succéder à l’actuelle République Islamique d’Iran.

1993 Maryam Radjavi est envoyée en France pour essayer de gagner des appuis dans le monde politique occidental.

20 juin 1994 Attentat des Moudjahidines du Peuple contre le mausolée de l’imam Reza faisant 25 morts et 70 blessés, attribué à Razi Ahmed Youssef (également un des auteurs présumés de l’attentat en 1993 contre le World Trade Center).

1994 La Commission des affaires étrangères du Département d’Etat US publie un rapport sur les Moudjahidines du Peuple qui les décritompi-femmessoldats.jpg comme une organisation de nature terroriste, appliquant le culte de la personnalité.

31 juillet 1995 Deux attentats attribués aux Moudjahidines du Peuple secouent Téhéran.

Octobre 1997 Le Département d’Etat US désigne les Moudjahidines du Peuple comme organisation terroriste.

1998 Les Moudjahidines du Peuple revendiquent l’attentat contre le tribunal révolutionnaire de Téhéran et l’attaque manquée du quartier général des Gardiens de la Révolution.

Août 1998 Assassinat de l’ancien procureur des tribunaux révolutionnaires, Assadollah Ladjervardi.

1999 Attaque au mortier du ministère des Renseignements en Iran.

Avril 1999 Assassinat du Général Ali Sayad Chirazi.

26.06.2008

L'Union Européenne en proie au lobbying de l'OMPI

radjavi.jpgUnion Européenne. Comme nous l'avions déjà indiqué, le Royaume-Uni a retiré l'OMPI de sa liste des entités terroristes au lendemain d'un vote en ce sens des parlementaires britanniques, et ce contre l'avis du gouvernement britannique. Forte de ce résultat, Maryam Radjavi, présidente de l'Organisation des Moudjahidines du Peuple Iranien (OMPI), a demandé à l'Union Européenne de retirer à son tour son mouvement de la liste des entités terroristes. Nous publierons sous peu différentes informations démontrant pourtant l'aspect à la fois sectaire et terroriste de cette organisation islamo-communiste.

24.06.2008

Le lobbying de l'OMPI porte ses fruits en Grande-Bretagne

ompi-logo.jpgLe Royaume-Uni a retiré de sa liste des entités terroristes l'Organisation des Moudjahidines du peuple iranien (OMPI), au lendemain du feu vert des parlementaires britanniques.

Les deux chambres du parlement --les Communes puis les Lords dans la soirée-- ont adopté lundi le retrait de l'OMPI de cette liste noire. Elle y figurait depuis 2001 dans le cadre de la législation antiterroriste de 2000. "Les documents nécessaires ont été signés après le vote hier soir (lundi) et la mesure est entrée en vigueur à minuit", a indiqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur. La Commission d'appel pour les organisations interdites (POAC), un tribunal chargé de se prononcer en cas de contestation concernant la présence de groupes sur cette liste, avait jugé le 30 novembre 2007 "déraisonnable" d'y maintenir l'OMPI. Elle avait confirmé cette décision en appel en décembre 2007. En mai dernier, la Cour d'appel de Londres avait rejeté un recours du gouvernement britannique contre cette décision.