05.08.2008
Le Secours Rouge encourage les actes illégaux du DHKP-C
BELGIQUE. Le Secours Rouge, co-fondé par Bertrand Sassoye, n'a jamais manqué de répéter son soutien au DHKP-C, mouvement terroriste de l'extrême gauche turque.11:34 Publié dans DHKP-C, Secours Rouge | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : secours rouge, dhkp-c, bertrand sassoye, terrorisme, bahar kimyongür, turquie, extrême gauche
04.08.2008
Thierry Delforge : "Soyons clairs : la violence c'est l'ABC du marxisme"
BELGIQUE. Le journal "Le Soir" a pris la curieuse initiative d'inviter Bertrand Sassoye, inculpé pour participation à une organisation terroriste, à "chatter" avec ses lecteurs le 31 juillet 2008 de 12h à 13h. "Sans surprise, la séquence "chat" organisée par le "Soir" tourne à la séance de propagande pour Bertrand Sassoye", peut-on lire dans un article publié le 2 août 2008 sur le site de "La Libre Belgique".
- membre actif du Collectif pour la liberté d'expression et d'association (CLEA) dont une bonne part des activités consiste à soutenir les militants d'extrême gauche inculpés par la justice. Le CLEA soutient notamment Bahar Kimyongür et ses co-inculpés du DHKP-C, mouvement terroriste de l'extrême gauche turque.
"Ligne Rouge" lancé en septembre 1983 par Pierre Carette pour diffuser les communiqués des différentes organisations terroristes de l'extrême gauche européenne. Chantale Paternostre y anima une émission féministe intitulée "Renversons les marmites !" avant d'être condamnée pour ses activités terroristes sous l'étiquette du Front Révolutionnaire d'Action Prolétarienne (FRAP). L'époux de Chantal Paternostre fut trésorier de Radio Air Libre.
- porte-parole du Secours Rouge (co-fondé par Bertrand Sassoye)13:33 Publié dans Secours Rouge | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thierry delforge, bertrand sassoye, manuel abramowicz, nadia geerts, céline delforge, secours rouge
14.07.2008
ADEN, l'éditeur "engagé" de T. Derbent, alias Bertrand Sassoye
BELGIQUE. Les livres de Bertrand Sassoye publiés sous le pseudonyme de T. Derbent ont été édités par la maison d'éditions Aden.
par diverses institutions officielles rassemble quelques stands dont :13:28 Publié dans Editions d'extrême gauche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aden, t. derbent, bertrand sassoye, joli mai, communisme, anne morelli, ptb
12.07.2008
T. Derbent, alias Bertrand Sassoye, et les séances de formation à la politique militaire révolutionnaire
BELGIQUE. Le 26 juin 2008, la grande presse signalait que Bertrand Sassoye, condamné en 1988 à perpétuité pour ses activités terroristes au sein des Cellules Communistes Combattantes, puis libéré en 2000, co-fondateur du Bloc marxiste-léniniste et co-fondateur du Secours Rouge, publiait des livres sous le pseudonyme de T. Derbent.
ce passage; formation des cadres au travail clandestin; création d'un appareil clandestin (logements, documents, communications); adoption de mesure de sécurité (cloisonnement, etc)".17:09 Publié dans Bloc-ML | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : t. derbent, bertrand sassoye, bloc marxiste-léniniste, terrorisme, secours rouge, ccc
09.07.2008
Le Bloc marxiste-léniniste (Bloc-ML)
BELGIQUE. Le Bloc Marxiste-Léniniste (Bloc-ML) est créé en 2002, essentiellement autour de deux personnes, Flor Dewit et Bertrand Sassoye.
Deux organisations constituent le socle de base du Bloc-ML : le Collectif Communiste Aurora (qui dispose de la Librairie Aurora située à Saint-Gilles et est tenue par Flor Dewit) et le Collectif Classe contre Classe ! (apparu dans les années 1990 dans la mouvance politique des Cellules Communistes Combattantes dont Bertrand Sassoye fut l’un des terroristes condamnés).
Le Bloc marxiste-léniniste a ensuite voulu récupérer des militants communistes de différents courants (courant pro-chinois ; courant pro-albanais ; courant communiste combattant préconisant la lutte armée contre l’Etat capitaliste ; courant pro-« Pensée Gonzalo », surnom d’Abimael Guzman, fondateur et théoricien du Sentier Lumineux, mouvement terroriste communiste péruvien).
Pierre Carette, autre figure du mouvement terroriste CCC rejoint le Bloc-ML en mars 2003 et le quitte en mai 2005.
Le Bloc marxiste-léniniste se réfère à la Troisième Internationale (le Komintern), à Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao Tsé-toung et Enver Hoxha.
La permanence du Bloc-ML se tient à la Librairie Aurora (tract du Bloc-ML, décembre 2007)
En été 2003, le Bloc-ML lance un organe de presse : Le Drapeau Rouge Pour la Révolution Prolétarienne. Un seul numéro sera publié. En
mai 2005, le Bloc-ML lance un nouveau périodique sous le nom de Clarté. Référence est faite à l’un des titres disparus de la presse du Parti communiste belge. Clarté fut aussi le nom de l’hebdomadaire du Parti communiste marxiste-léniniste de Belgique (PCMLB) qui vécut de 1967 à 1989. L’éditeur responsable de la presse du Bloc-ML est Flor Dewit.
Dans son Manifeste (édition de mai 2003), le Bloc marxiste-léniniste annonce rassembler les « éléments de programme pour un parti communiste révolutionnaire en Belgique ».
La plate-forme du Bloc marxiste-léniniste (rédigée en janvier 2003, modifiée en mai 2003) présente le pacifisme comme une des « principales corruptions du marxisme-léninisme » qui « nie le rôle révolutionnaire de la violence (…) » (propos répétés par le délégué du Bloc-ML le 3 novembre 2007 lors de la réunion à Paris du Comité National Unitaire pour l’unification du mouvement communiste).
Le Bloc marxiste-léniniste ne peut cacher dans sa prose son intérêt pour la violence.
. « La pente savonneuse de l’opportunisme et de la trahison commence dès que les prétendus « révolutionnaires » renoncent à jouer un rôle d’avant-garde sur le plan de la violence révolutionnaire comme sur les autres plans. » (extrait du tract de février 2006 du Bloc-ML)
. Le premier numéro de Clarté (mai 2005) contient un article intitulé « Marxisme et terrorisme » visant à légitimer l’action terroriste selon la doctrine marxiste, citations de Marx, Engels et Lénine à l’appui.
. Le deuxième numéro de Clarté (été 2005) contient un article servant à légitimer « la dictature révolutionnaire du prolétariat ».
. « Toute recrudescence de la lutte des classes s’accompagne d’une recrudescence d’actions de sabotage » (extrait du numéro 3 de Clarté – automne 2005).
Les 3 et 10 avril 2006, le Bloc marxiste-léniniste donne des formations sur la « politique militaire révolutionnaire » dont Clarté publie des compte-rendus. Citons deux extraits :
« Tout projet de révolution sociale doit anticiper la question de l’affrontement armé aux forces du pouvoir et de la réaction » (numéro 5 de Clarté, mai 2006)
« (…) le terrorisme est un élément clé de la politique militaire révolutionnaire » (numéro 6 de Clarté, décembre 2006).
Le Bloc marxiste-léniniste présente en modèle le Militante Gruppe de Berlin, organisation clandestine spécialisée depuis 2001 dans l’incendie d’immeubles et de véhicules (numéro 7 de Clarté, mai 2007).
Le Bloc-ML participe à différentes manifestations et est actif à travers les milieux syndicalistes.
Le 8 mai 2008, le Bloc marxiste-léniniste participe à une soirée-débat organisée à l’ULB sur le thème « Mai 68 : stop et encore ». Un blog internet est consacré spécifiquement à la promotion de cette soirée. Manuel Abramowicz, par ailleurs président de l’asbl d’extrême gauche RésistanceS, gère ce blog et se présente comme « camarade organisateur » de cette soirée. Il spécifie parmi les différents stands et la présence militante de membres et d’organisations trotskistes, marxistes-léninistes, socialistes, écologiques, syndicalistes,…, la LCR, le PTB, le MAS, la LCT-QI et le Bloc-ML. Un échantillon complet de l’extrême gauche belge francophone qui côtoie au même endroit la ministre socialiste Françoise Dupuis (dans le cabinet de laquelle a travaillé Wahoub Fayoumi avant de passer à la RTBF).
Différents membres du Bloc marxiste-léniniste sont également actifs dans le Secours Rouge – APAPC (antenne belge du Secours Rouge International). Bertrand Sassoye est l’un des co-fondateurs du Secours Rouge. Flor Dewit est l’un des porte-parole du Secours Rouge.
A la suite de l’arrestation de différentes personnes (Bertrand Sassoye, Wahoub Fayoumi,…) dans le cadre de l’enquête sur les activités du Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM), le Secours Rouge et le Bloc marxiste-léniniste signent le 5 juin 2008 un communiqué commun.
A noter que le PCPM éditait une revue clandestine sous le nom d’Aurora.18:39 Publié dans Bloc-ML | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bloc-ml, bertrand sassoye, wahoub fayoumi, flor dewit, manuel abramowicz, françoise dupuis
28.06.2008
Le Secours Rouge : bref historique
Le Secours Rouge est une association extrémiste de gauche co-fondée par Bertrand Sassoye (figure de proue des CCC avec Pierre Carette) et se présente comme une organisation de soutien aux « prisonniers politiques révolutionnaires » communistes et anarchistes.
Il s'agit en fait de l'antenne belge du Secours Rouge International (SRI).
Le Secours Rouge (antenne belge) est l'héritier de l'Association des Parents et Amis des Prisonniers Communistes (APAPC). Celle-ci s'est dissoute dans le Secours Rouge dont le logo est sous-titré APAPC. Selon la propre prose du Secours Rouge, celui-ci est néanmoins "nettement plus marqué" que l'APAPC. Plusieurs membres du Secours Rouge proviennent aussi du Bloc Marxiste-Léniniste. Sur le site internet du Secours Rouge, on peut lire : "L’activité du Secours rouge n’est pas de nature humanitaire ni caritative, mais politique. Elle n’est pas neutre, mais fait partie intégrante d’un mouvement unique anticapitaliste, anti-impérialiste, antifasciste, visant à renverser ce système d’exploitation et d’oppression." Autre extrait de leur site internet : "De la même manière, développer la lutte de classe, en contribuant concrètement à la renaissance du mouvement communiste et révolutionnaire est le meilleur moyen pour défendre les camarades emprisonnés."
Plus révélateur encore sur sa nature et sa conception de l'engagement politique, cet extrait de la plaquette de présentation du Secours Rouge (datée de novembre 2001) : "(...) la question de la violence révolutionnaire, aspect indissociable de tout processus révolutionnaire pour abattre le pouvoir de la bourgeoisie impérialiste (...)".
Notons encore le contenu de la brochure intitulée "Plateforme du 19 juin 1999", publiée par le Secours Rouge International (édition francophone datée de juin 2001) : "(...) Les signataires affirment que le recours à la violence est légitime (...)".
Le Secours Rouge publie un bulletin intitulé "Solidarité". Parmi les activités du Secours Rouge, on peut relever le soutien au DHKP-C (organisation terroriste de l'extrême gauche turque), au Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP, organisation terroriste palestinienne de tendance marxiste). En janvier et en novembre 2003, on assiste à des altercations entre manifestants du Secours Rouge et forces de police devant l'Ambassade de Suisse à Bruxelles. Le Secours Rouge venait y manifester son soutien au terroriste suisse Marco Cammenisch, activiste d'extrême gauche impliqué dans des attaques à main armée, des dynamitages, des fusillades contre la police et qui purge une peine de 17 années de prison pour l'assassinat d'un douanier suisse.
Le 14 mars 2005, Bertrand Sassoye, co-fondateur du Secours Rouge belge, rencontre à Paris Giuseppe Maj, militant italien d'extrême gauche et producteur de faux papiers (notamment destinés aux terroristes du GRAPO, mouvement d'extrême gauche espagnol), et Andrea Stauffacher, militante du Secours Rouge de Zurich et proche du terroriste suisse Marco Cammenisch. Spécialiste des questions informatiques, Andrea Stauffacher dirige l'organisation d'extrême gauche "Black Blocks". Elle a été interrogée par le parquet de Bâle en février 2007 quant à ses contacts avec le PCPM. Andrea Stauffacher était venue à Bruxelles (espace Karl Marx) dispenser aux membres du Secours Rouge des cours de cryptage de leurs courriels
Le 19 avril 2007, le Secours Rouge organisait une "rencontre militante" au "Dolle Mol", le café de l'anarchiste Jan Bucquoy. Parmi les personnes présentes, Inge Viet, ancienne de la Fraction Armée Rouge (RAF)
Le 27 mars 2008, une délation du Secours Rouge/APAPC participait à une manifestation devant le consulat d'Italie à Lille (France) en solidarité avec les inculpés du Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM). Un délégué du Secours Rouge/APAPC était également présent à Milan pour la première audience des inculpés du PCPM.
Depuis les arrestations le 5 juin 2008 de membres du Secours Rouge (Bertrand Sassoye, Wahoub Fayoumi,...) dans le cadre de l'enquête sur les projets d'activités terroristes du PCPM, le réseau du Secours Rouge International a commencé à se mobiliser en faveur des inculpés belges. Le 12 juin 2008, petite manifestation devant le consulat belge à Bâle. Le 17 juin 2008, manifestation de soutien à Milan. Le 22 juin 2008, une banderole est déployée à Zurich, dans la zone des supporters de l'Euro 2008. Le 25 juin 2008, petite manifestation devant le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, à l'appel du Secours Rouge France. Le même jour, rassemblement devant le consulat belge en Allemagne à l'appel du Rote Hilfe Deutschland (Secours Rouge Allemagne). Quelques affiches sont apparues en Italie et en Allemagne.
L'un des porte-parole du Secours Rouge est Thierry Delforge, par ailleurs collaborateur de l'association d'extrême gauche RésistanceS dirigée par Manuel Abramowicz.
Le choix du nom. Un premier Secours rouge était déjà apparu en Belgique en février-mars 1971. Celui-ci était encadré par des trotskistes de la Jeune Garde Socialiste (organisation de jeunesse de la Ligue Révolutionnaire des Travailleurs, LRT, renommée POS puis LCR en référence à son partenaire français) et des maoïstes de l'organisation Université Usine Union, de Tout le pouvoir aux travailleurs (TPO-AMADA) et du Parti communiste marxiste-léniniste de Belgique.
La référence est plus ancienne : le nom du Secours rouge est initialement celui d'une organisation créée en décembre 1922 à l’initiative de la Société des vieux bolcheviks, qui se définissait comme une association russe « d'aide et de solidarité internationale aux combattants de la Révolution ». Soutenue par l'Internationale communiste, l’organisation prit le nom de Secours rouge international.
16:19 Publié dans APAPC, CCC, PCPM, RAF, Secours Rouge | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : secours rouge, terrorisme, bertrand sassoye, thierry delforge, wahoub fayoumi
26.06.2008
Bertrand Sassoye : un illuminé, partisan de la violence

BRUXELLES. Bertrand Sassoye reste en prison, contrairement à ses amis et co-inculpés du Secours Rouge. Ce terroriste des CCC, condamné à perpétuité en 1988, n'a jamais varié dans ses certitudes "révolutionnaires". Peu après sa libération, le 10 juillet 2000, il déclarait, se répétant en 2003 et en 2006 dans la presse : "Je n'ai rien renié de mes opinions politiques. Je reste marxiste-léniniste [...] et convaincu de la nécessité d'une révolution, d'une lutte armée en Belgique, d'une prise du pouvoir par la violence".
18:41 Publié dans CCC, PCPM, Secours Rouge | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bertrand sassoye, terrorisme, ccc, wahoub fayoumi, secours rouge, communisme
Bertrand Sassoye reste en prison
La Chambre des mises en accusation de Bruxelles a confirmé l’ordonnance de la chambre du conseil. Wahoub Fayoumi, Constant Hormans et Abdallah Ibrahim Abdallah vont êtres libérés. Bertrand Sassoye restera quant à lui en prison.
Wahoub Fayoumi, Constant Hormans et Abdallah Ibrahim Abdallah vont êtres libérés. La Chambre des mises en accusation de Bruxelles a confirmé ce jeudi matin l’ordonnance de la chambre du conseil.
Soupçonnés d’avoir participé à des activités du mouvement terroriste italien d’extrême-gauche Partito Comunista Politico-Militare (PCPM – Parti Communiste politico-militaire), ne pourront cependant entretenir aucun contact entre eux. C’est la condition exigée par la chambre des mises en accusation à leur libération prévue dans le courant de l’après-midi.
Bertrand Sassoye restera quant à lui en prison.
12:34 Publié dans CCC, PCPM, Secours Rouge | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ccc, bertrand sassoye, wahoub fayoumi, secours rouge, terrorisme, communisme
Bref historique des CCC

BELGIQUE. Les Cellules Communistes Combattantes (CCC) sont mises sur pied en juin 1983 par des militants marxistes-léninistes.
Le 12 mai 1984, les futures CCC sans doute appuyées par des communistes allemands et français attaquent la caserne du 3è Régiment de Chasseurs Ardennais à Vielsalm pour y voler des armes qui équiperont les CCC mais aussi le groupe terroriste français Action Directe. Surpris par l’officier de garde, ils le blessent d'une rafale d'arme automatique. A noter que Bertrand Sassoye, futur CCC, avait fait un début de service militaire à cette caserne avant d’en déserter. On retrouvera de nombreuses armes volées dans les caches des CCC mais pas toutes…
Le 2 juin 1984, à nouveau associés en commando mixte franco-belgo-allemand, les CCC volent 816 kg d’explosifs (Tolamite, Irémite, Trianite et dynamite) dans le dépôt d'explosifs de la carrière de Scoufflény à Ecaussines (Hainaut belge). Ces explosifs serviront longtemps et dans de nombreux attentats commis par les Cellules Communistes Combattantes mais aussi par Action Directe et par l'organisation terroriste allemande Fraction Armée Rouge (RAF), notamment pour l'attentat commis le 18 décembre 1984 à Oberammergeau (Allemagne) contre l'école des officiers de l'OTAN (SHAPE School).
Leur premier attentat a lieu le 2 octobre 1984 et vise les locaux de la firme américaine Litton, dans la commune bruxelloise d'Evere. Les attaques des CCC vont ensuite se suivre, de semaine en semaine. Au total, 28 attaques à la bombe et actions de propagande seront commises par les CCC, entre le 2 octobre 1984 et le 6 décembre 1985. Un record absolu dans l'histoire des mouvements terroristes d'extrême gauche en Europe de l'Ouest.
Le 3 octobre 1984, les CCC attaquent à l'aide de carburant et de bombes incendiaires les camions entrposés au dépôt de la société MAN Truck & Bus de Dilbeek.
Le 15 octobre 1984, les CCC attaquent à l'explosif le siège de la Fondation Internationale Jean Rey et du Centre Paul Hymans à Ixelles (Bruxelles), institutions liées au parti libéral.
Le 17 octobre 1984, les CCC attaquent à l'explosif le secrétariat du CVP (parti social-chrétien flamand) de l'arrondissement de Gent-Eeklo, arrondissement électoral du premier ministre de l'époque, Wilfried Martens (CVP).
Les campagnes des CCC sont thématiques et ciblent ceux qu'ils appellent des symboles du système capitaliste, de l'impérialisme américain et de l'État belge : des entreprises impliquées dans la production de matériel militaire, les sièges ou locaux de partis politiques gouvernementaux, des infrastructures militaires belges, de la gendarmerie et de l'OTAN, des sièges du patronat belge et des banques. Les CCC agissent sur l'ensemble du territoire belge. Le 11 décembre 1984, ils organisent une opération de grande envergure contre les oléoducs de l'OTAN traversant la Wallonie.
Le 15 janvier 1985, les CCC attaquent à la voiture piégée un centre de l'OTAN à Sint-Stevens-Woluwe et dédient leur attentat aux prisonniers de la Fraction Armée Rouge (RAF) en grève de la faim collective depuis décembre 1984.
Le 1er mai 1985, deux pompiers sont tués lors de l'explosion d'une camionnette placée aux pieds du siège du patronat belge, dans le centre historique de Bruxelles.
Le 20 octobre 1985, les CCC lancent un cocktail molotov contre la voiture de Pierre Galand, dirigeant du Comité National d'Action pour la Paix et le Développement et se justifient en dénonçant le "pacifisme petit-bourgeois".
Les 4 et 5 novembre 1985, les CCC attaquent quatre banques. Au cours de l'attaque à la voiture piégée du siège bruxellois de la Banque Bruxelles Lambert (BBL), les CCC tirent une rafale d'arme automatique sur un vigile. Le siège de la Société Générale de Banque à Charleroi est attaqué en plein jour le 4 novembre au matin. Le siège de la Manufacturer Hanover Bank à Charleroi et celui de la Kredietbank à Louvain sont également attaqués.
La dernière action des CCC a lieu le 6 décembre 1985, conjointement avec un « groupe de communistes internationalistes » français, jusqu'alors inconnu. Leur cible : le réseau des oléoducs de l’OTAN (CEPS). Le 16 décembre suivant, une importante opération policière met fin aux actions des CCC. Son noyau dirigeant, composé de Pierre Carette et Bertrand Sassoye, ainsi que deux activistes provenant de la structure légale de propagande des CCC (le collectif Ligne rouge) et passés récemment en clandestinité sont arrêtés à Namur dans un fast food Quick.
Pour soutenir les CCC et pour continuer à propager leurs thèses politiques, l’Association des parents et amis des prisonniers communistes (APAPC) apparaît quelques jours après leur arrestation. Les quatre terroristes CCC seront condamnés, le 20 octobre 1988, à la perpétuité. Plusieurs campagnes réclamant leur libération seront organisées par l'APAPC. Didier Chevolet est le premier à sortir de prison, en 2000. Ensuite cela sera au tour de Pascale Vandegeerde, le 4 février 2000, Bertrand Sassoye, le 10 juillet 2000 et enfin Pierre Carette, le 25 février 2003.
Le 5 juin 2008, aux côtés d'autres militants ou proches de l'association Secours Rouge, Bertrand Sassoye est à nouveau arrêté pour « appartenance à une organisation terroriste ».
12:00 Publié dans CCC | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ccc, terrorisme, communisme, bertrand sassoye, pierre carette, extrême gauche
25.06.2008
Manifestation du Secours Rouge
Bruxelles. Quelque 200 personnes ont manifesté le samedi 21 juin au matin pour demander la libération des 4 militants du Secours Rouge emprisonnés depuis le 5 juin pour appartenance à une organisation terroriste. Les manifestants se sont d’abord rassemblés devant la Maison communale de Saint-Gilles avant de se rendre devant les prisons de Saint-Gilles, Forest et Berkendael. Parmi les manifestants, on pouvait reconnaître Pierre Carette, compagnon de route de Bertrand Sassoye. Pierre Carette avait été condamné en 1988 à la réclusion à perpétuité pour les actes terroristes qu'il avait commis au nom des Cellules Communistes Combattantes (CCC). Il a finalement été libéré en juin 2003 et, contrairement à Sassoye, n'a pas rejoint le Secours Rouge mais a fondé l'asbl Solidarité-Liberté.
15:49 Publié dans Secours Rouge | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : secours rouge, ccc, pierre carette, bertrand sassoye, terrorisme


