05.08.2008

Le Secours Rouge encourage les actes illégaux du DHKP-C

secoursrouge + dhkpc.jpgBELGIQUE. Le Secours Rouge, co-fondé par Bertrand Sassoye, n'a jamais manqué de répéter son soutien au DHKP-C, mouvement terroriste de l'extrême gauche turque.
 
Dans une brochure intitulée "Les 7 enjeux de l'affaire Bahar Kimyongür" (publiée en mars 2007), le Secours Rouge écrit notamment :
 
- (à propos de Bahar Kimyongür), "Nous ignorons si cette activité l'a amené à poser des actes illégaux (...), mais s'il l'a fait, nous estimons que cela est tout à son honneur."
 
- "Le Secours Rouge/APAPC ne professe pas un respect de principe pour la légalité (...)"
 
- "Nous n'attendons donc pas qu'une personne soit innocente pour demander sa libération."
 
- "(...) la légitimité morale et historique du choix de la lutte armée révolutionnaire faite par le DHKP-C ne souffre aucune discussion."
 
- "Il est légitime de lutter les armes à la main contre les exploiteurs et les oppresseurs du peuple."

04.08.2008

Thierry Delforge : "Soyons clairs : la violence c'est l'ABC du marxisme"

BELGIQUE. Le journal "Le Soir" a pris la curieuse initiative d'inviter Bertrand Sassoye, inculpé pour participation à une organisation terroriste, à "chatter" avec ses lecteurs le 31 juillet 2008 de 12h à 13h. "Sans surprise, la séquence "chat" organisée par le "Soir" tourne à la séance de propagande pour Bertrand Sassoye", peut-on lire dans un article publié le 2 août 2008 sur le site de "La Libre Belgique".

 
De fait, Bertrand Sassoye, condamné à perpétuité en 1988 pour les attentats commis sous l'étiquette des Cellules Communistes Combattances (CCC), libéré en 2000, réinculpé en 2008 pour ses liens avec le Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM), reste fidèle à lui-même et continue à prôner la violence "quand elle est nécessaire".
 
Plus intéressante, cette déclaration de Thierry Delforge au cours de ce "chat" : "Soyons clairs : la violence c'est l'ABC du marxisme". 
Qui est Thierry Delforge ? Il s'agit d'un vieux militant d'extrême gauche qui cumule les casquettes.
 
- militant syndical CGSP (il est instituteur retraité)
 
- membre actif  de la section bruxelloise d'Attac
 
trianglerouge-clea.gif- membre actif du Collectif pour la liberté d'expression et d'association (CLEA) dont une bonne part des activités consiste à soutenir les militants d'extrême gauche inculpés par la justice. Le CLEA soutient notamment Bahar Kimyongür et ses co-inculpés du DHKP-C, mouvement terroriste de l'extrême gauche turque.
 
- animateur de Radio Air Libre
 
Radio Air Libre est une radio d'extrême gauche. Elle fut très proche de la mouvance anarcho-marxiste représentée par l'association du 22 mars et la revue Alternative Libertaire. Au cours des années '80, il y avait au programme de Radio Air Libre une émission intitulée "Infrarouge" animée par un certain Christophe V. Cette émission radio faisait l'apologie du terrorisme et relayait les communiqués du collectifligne-rouge.jpg "Ligne Rouge" lancé en septembre 1983 par Pierre Carette pour diffuser les communiqués des différentes organisations terroristes de l'extrême gauche européenne. Chantale Paternostre y anima une émission féministe intitulée "Renversons les marmites !" avant d'être condamnée pour ses activités terroristes sous l'étiquette du Front Révolutionnaire d'Action Prolétarienne (FRAP). L'époux de Chantal Paternostre fut trésorier de Radio Air Libre.
 
- collaborateur de l'association d'extrême gauche Résistances, autoproclamée "observatoire de l'extrême droite" et dirigée par Manuel Abramowicz
 
- membre du comité de direction du Cercle Républicain (CRK) dirigé par Nadia Geerts, également collaboratrice de l'association Résistances
 
secours-rouge.gif- porte-parole du Secours Rouge (co-fondé par Bertrand Sassoye)
 
Le 8 mai 2008, Thierry Delforge était l'un des intervenants du colloque "Mai 68 : stop et encore" qui s'est tenu à l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et dont Manuel Abramowicz était "camarade organisateur". Cette soirée était animée par Laurent Arnauts, directeur du Journal du Mardi, et Colette Braeckman, journaliste du "Soir" (en remplacement de Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du "Soir"). Parmi les stands proposés, ceux de la LCR, du PTB, du MAS, de la LCT-QI ainsi que du Bloc marxiste-léniniste (co-fondé par Bertrand Sassoye).
 
Notons encore que Thierry Delforge est le père de Céline Delforge, parlementaire bruxelloise d'extrême gauche siégeant sous l'étiquette Ecolo. Céline Delforge faisait partie de la délégation parlementaire qui se rendit au chevet de Wahoub Fayoumi durant son internement.

12.07.2008

T. Derbent, alias Bertrand Sassoye, et les séances de formation à la politique militaire révolutionnaire

affiche-bloc-ml02.jpgBELGIQUE. Le 26 juin 2008, la grande presse signalait que Bertrand Sassoye, condamné en 1988 à perpétuité pour ses activités terroristes au sein des Cellules Communistes Combattantes, puis libéré en 2000, co-fondateur du Bloc marxiste-léniniste et co-fondateur du Secours Rouge, publiait des livres sous le pseudonyme de T. Derbent.
Les média soulignaient notamment qu'il s'agissait pour l'essentiel de livres de stratégie et que ces livres étaient consultables à la bibliothèque de la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr.
De fait, Bertrand Sassoye semble s'être particulièrement intéressé à Carl von Clausewitz, grand théoricien de la guerre. Sous le pseudonyme de T. Derbent, Bertrand Sassoye s'est appliqué à montrer l'influence de von Clausewitz dans les guerres révolutionnaires contemporaines. Sassoye va jusqu'à considérer que l'œuvre du général monarchiste prussien ayant été lue, annotée et débattue par Marx, Engels, Lénine, Staline et Giap, elle doit être considérée comme une des sources constitutives du... marxisme-léninisme.
 
Mais aucun média n'a tenté d'en savoir plus sur les activités de ce T. Derbent, alias Sassoye. Il y a pourtant là matière intéressante pour bien comprendre le personnage.
Nous avions déjà signalé que le Bloc marxiste-léniniste avait organisé les 3 et 10 avril 2006 des formations sur la politique militaire révolutionnaire. Ces formations étaient données par... T. Derbent, pseudonyme de Bertrand Sassoye. Des compte-rendus de ces formations ont été publiées dans Clarté, organe de presse du Bloc marxiste-léniniste. 
 
Nous allons en citer différents extraits ci-dessous pour bien faire comprendre l'idéologie extrêmement dangereuse véhiculée par Bertrand Sassoye au sein du Bloc marxiste-léniniste.
 
En préambule, Clarté cite Mao : "Notre méthode principale, c'est d'apprendre la guerre en la faisant."
 
En introduction, Sassoye déclare :
- "(...) Tout projet de révolution sociale doit anticiper la question de l'affrontement armé aux forces du pouvoir (...)"
- "Les organisations à prétention révolutionnaire qui refusent d'élaborer une politique militaire dès avant que la question de l'affrontement se pose pratiquement, se disqualifient en tant que force révolutionnaire (...)"
- "Cette conférense (...) se veut un outil pour aider à une élaboration rigoureuse, méthodique, scientifique, d'une politique militaire révolutionnaire."
Dans la même introduction, Sassoye insiste sur "la réaffirmation sine variatur des principes insurrectionnalistes lénino-kominterniens". Il est utile de rappeler ici que le Bloc marxiste-léniniste se réfère justement au Komintern.
 
Plus loin, Sassoye, sous le pseudonyme de T. Derbent, développe un aspect : "Comment le Parti doit-il se préparer ?". Sassoye y parle de "clandestination", de "militarisation d'une partie de ses cadres et militants", de "cloisonnement", de "création d'un appareil de sécurité et de renseignement ad hoc",...
 
Sous la rubrique "Aspects organisationnels", Bertrand Sassoye parle de "(...) passage du Parti à la clandestinité ou préparation deblocml02.gif ce passage; formation des cadres au travail clandestin; création d'un appareil clandestin (logements, documents, communications); adoption de mesure de sécurité (cloisonnement, etc)".
 
Sous la rubrique "Aspects militaires", Bertrand Sassoye parle de "Réunion des moyens militaires (armes, équipements)" ainsi que "des complicités qui permettront de réunir ces moyens le moment venu (exemple : plan d'attaque de caserne)". Ce dernier point n'est pas sans rappeler l'attaque commise contre la caserne du 3ème Chasseurs Ardennais à Vielsalm en 1984 où des armes ont été volées, armes qui ont ensuite été partiellement retrouvées lors d'arrestations de membres d'Action Directe et des Cellules Communistes Combattantes.
 
Sous la rubrique "Aspects économiques et logistiques", Bertrand Sassoye parle notamment de moyens "de falsification de documents". Ce qui n'est pas sans rappeler l'enquête actuelle sur les activités du Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM) et sur les photos et données anthropométriques des inculpés du Secours Rouge (dont Bertrand Sassoye), documents que la justice italienne suspecte d'être prêts à servir à l'impression de faux papiers.
 
Sous la rubrique "Aspects idéologiques et moraux", Bertrand Sassoye déclare que "(...) le développement de la solidarité avec les prisonniers révolutionnaires peut jouer un rôle dans la bataille idéologique en faveur de l'affrontement armé". De quoi faire réfléchir quant à l'actuelle manipulation d'une certaine intelligentsia de gauche par quelques activistes communistes ! Il suffit de songer aux pétitions et manifestations organisées en "solidarité" avec Bertrand Sassoye et les autres inculpés.
 
Sous la rubrique "Tactique insurrectionnelle : principes", Bertrand Sassoye explique comment :
- se fonder "sur l'utilisation de petits groupes mobiles",
- "Aménager le terrain pour favoriser l'action des groupes mobiles (percer les murs des maisons mitoyennes pour ménager des passages, etc)",
- "(...) miner les positions susceptibles d'être abandonnées, voire simuler des abandons pour attirer l'ennemi dans un endroit miné",
- "Utiliser au maximum et dès le début de l'insurrection la troisième dimension : les toits, les étages, les caves, les égouts",
- "User largement de snipers et de pionniers embusqués veillant au déclenchement opportun de mines. Adopter des dispositifs (caches, passages secrets) permettant aux combattants d'agir dans les zones que l'ennemi croit avoir sécurisées."
 
Sous la rubrique "Terrorisme", Bertrand Sassoye, sous le pseudonyme de T. Derbent, déclare : "(...) parfois, les forces révolutionnaires, obnubilées par la volonté de ne pas présenter le moindre "profil terroriste", perdent de vue que le terrorisme est un élément clé de la politique militaire révolutionnaire."
 
Voilà le contenu des formations proposées par le Bloc marxiste-léniniste et Bertrand Sassoye. Autant savoir.

28.06.2008

Le Secours Rouge : bref historique

secours-rouge.gifLe Secours Rouge est une association extrémiste de gauche co-fondée par Bertrand Sassoye (figure de proue des CCC avec Pierre Carette) et se présente comme une organisation de soutien aux « prisonniers politiques révolutionnaires » communistes et anarchistes.

Il s'agit en fait de l'antenne belge du Secours Rouge International (SRI).

Le Secours Rouge (antenne belge) est l'héritier de l'Association des Parents et Amis des Prisonniers Communistes (APAPC). Celle-ci s'est dissoute dans le Secours Rouge dont le logo est sous-titré APAPC. Selon la propre prose du Secours Rouge, celui-ci est néanmoins "nettement plus marqué" que l'APAPC. Plusieurs membres du Secours Rouge proviennent aussi du Bloc Marxiste-Léniniste. Sur le site internet du Secours Rouge, on peut lire : "L’activité du Secours rouge n’est pas de nature humanitaire ni caritative, mais politique. Elle n’est pas neutre, mais fait partie intégrante d’un mouvement unique anticapitaliste, anti-impérialiste, antifasciste, visant à renverser ce système d’exploitation et d’oppression." Autre extrait de leur site internet : "De la même manière, développer la lutte de classe, en contribuant concrètement à la renaissance du mouvement communiste et révolutionnaire est le meilleur moyen pour défendre les camarades emprisonnés."

Plus révélateur encore sur sa nature et sa conception de l'engagement politique, cet extrait de la plaquette de présentation du Secours Rouge (datée de novembre 2001) : "(...) la question de la violence révolutionnaire, aspect indissociable de tout processus révolutionnaire pour abattre le pouvoir de la bourgeoisie impérialiste (...)".

Notons encore le contenu de la brochure intitulée "Plateforme du 19 juin 1999", publiée par le Secours Rouge International (édition francophone datée de juin 2001) : "(...) Les signataires affirment que le recours à la violence est légitime (...)".

Le Secours Rouge publie un bulletin intitulé "Solidarité". Parmi les activités du Secours Rouge, on peut relever le soutien au DHKP-C (organisation terroriste de l'extrême gauche turque), au Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP, organisation terroriste palestinienne de tendance marxiste). En janvier et en novembre 2003, on assiste à des altercations entre manifestants du Secours Rouge et forces de police devant l'Ambassade de Suisse à Bruxelles. Le Secours Rouge venait y manifester son soutien au terroriste suisse Marco Cammenisch, activiste d'extrême gauche impliqué dans des attaques à main armée, des dynamitages, des fusillades contre la police et qui purge une peine de 17 années de prison pour l'assassinat d'un douanier suisse.

Le 14 mars 2005, Bertrand Sassoye, co-fondateur du Secours Rouge belge, rencontre à Paris Giuseppe Maj, militant italien d'extrême gauche et producteur de faux papiers (notamment destinés aux terroristes du GRAPO, mouvement d'extrême gauche espagnol), et Andrea Stauffacher, militante du Secours Rouge de Zurich et proche du terroriste suisse Marco Cammenisch. Spécialiste des questions informatiques, Andrea Stauffacher dirige l'organisation d'extrême gauche "Black Blocks". Elle a été interrogée par le parquet de Bâle en février 2007 quant à ses contacts avec le PCPM. Andrea Stauffacher était venue à Bruxelles (espace Karl Marx) dispenser aux membres du Secours Rouge des cours de cryptage de leurs courriels

Le 19 avril 2007, le Secours Rouge organisait une "rencontre militante" au "Dolle Mol", le café de l'anarchiste Jan Bucquoy. Parmi les personnes présentes, Inge Viet, ancienne de la Fraction Armée Rouge (RAF)

Le 27 mars 2008, une délation du Secours Rouge/APAPC participait à une manifestation devant le consulat d'Italie à Lille (France) en solidarité avec les inculpés du Parti Communiste Politico-Militaire (PCPM). Un délégué du Secours Rouge/APAPC était également présent à Milan pour la première audience des inculpés du PCPM.

Depuis les arrestations le 5 juin 2008 de membres du Secours Rouge (Bertrand Sassoye, Wahoub Fayoumi,...) dans le cadre de l'enquête sur les projets d'activités terroristes du PCPM, le réseau du Secours Rouge International a commencé à se mobiliser en faveur des inculpés belges. Le 12 juin 2008, petite manifestation devant le consulat belge à Bâle. Le 17 juin 2008, manifestation de soutien à Milan. Le 22 juin 2008, une banderole est déployée à Zurich, dans la zone des supporters de l'Euro 2008. Le 25 juin 2008, petite manifestation devant le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, à l'appel du Secours Rouge France. Le même jour, rassemblement devant le consulat belge en Allemagne à l'appel du Rote Hilfe Deutschland (Secours Rouge Allemagne). Quelques affiches sont apparues en Italie et en Allemagne.

L'un des porte-parole du Secours Rouge est Thierry Delforge, par ailleurs collaborateur de l'association d'extrême gauche RésistanceS dirigée par Manuel Abramowicz.

Le choix du nom. Un premier Secours rouge était déjà apparu en Belgique en février-mars 1971. Celui-ci était encadré par des trotskistes de la Jeune Garde Socialiste (organisation de jeunesse de la Ligue Révolutionnaire des Travailleurs, LRT, renommée POS puis LCR en référence à son partenaire français) et des maoïstes de l'organisation Université Usine Union, de Tout le pouvoir aux travailleurs (TPO-AMADA) et du Parti communiste marxiste-léniniste de Belgique.

La référence est plus ancienne : le nom du Secours rouge est initialement celui d'une organisation créée en décembre 1922 à l’initiative de la Société des vieux bolcheviks, qui se définissait comme une association russe « d'aide et de solidarité internationale aux combattants de la Révolution ». Soutenue par l'Internationale communiste, l’organisation prit le nom de Secours rouge international.

27.06.2008

Wahoub Fayoumi réintègre la RTBF !

rtbf.jpgLa journaliste de la RTBF Wahoub Fayoumi, libérée jeudi de la prison de Berkendael, mais toujours inculpée pour "appartenance à une organisation à vocation terroriste" rencontrait ce vendredi matin la direction de la chaîne. Celle-ci a décidé de l'affecter à un service de documentation, a indiqué la RTBF.

Les quatre militants du Secours Rouge arrêtés le 5 juin ont diffusé vendredi dans le quotidien "Le Soir" une lettre décrivant leurs motivations et affichant clairement leurs convictions communistes. Dans une interview accordée par Wahoub Fayoumi alors qu'elle était encore en cellule et publiée ce jeudi par l'hebdomadaire "Télémoustique", elle réaffirmait encore : "Mes convictions sont des convictions communistes".

La réaffecter à la rédaction du Journal Télévisé permettrait à ses détracteurs de rebaptiser la RTBF en Radio-Télévision Bolchévique Francophone. 

La RTBF a demandé dans son journal de la mi-journée à l'Association des Journalistes Professionnels si ce militantisme était compatible avec l'exercice de la profession de journaliste. "Oui, mais il faut savoir faire un pas de côté quand on doit couvrir des sujets pour lesquels ont est également militant", a déclaré Martine Simonis, secrétaire générale de l'AJP. "Les journalistes sont formés pour pouvoir mettre leurs idées de côté quand ils travaillent." Il n'empêche qu'entrée sur le tard en journalisme, Wahoub Fayoumi avait déjà été à deux reprises "recadrée" par la direction de l'information de la RTBF pour "empathie" vis-à-vis des sujets traités, à savoir les grèves à l'ULB et les sans-papiers. Un engagement politique aussi affirmé que le sien couplé avec une activité de journalisme ne relève-t-elle pas d'une perception schizophrénique nécessitant que deux esprits distincts cohabitent en un seul corps ?

La Société des Journalistes de la RTBF n'a pas souhaité faire de commentaire. Wahoub Fayoumi reprendra le travail lundi. Elle sera affectée à un service de documentation.

L'APAPC, ancêtre du Secours Rouge

apapc_logo.jpgBELGIQUE. Dès 1985, après l'arrestation de Pierre Carette, Bertrand Sassoye, Didier Chevolet et Pascale Vandegeerde, tous quatre inculpés puis condamnés pour les actes terroristes des Cellules Communistes Combattantes, se fonde l'Association des Parents et Amis des Prisonniers Communistes (APAPC). Cette association publiera une luxueuse revue intitulée "Correspondances Révolutionnaires", dont l'essentiel des articles étaient écrits par les prisonniers des CCC et par des détenus d'autres organisations terroristes de la même mouvance.
En parallèle, un pôle activiste se lance sous le nom de Comité d'Agitation et de Propagande Communiste (CAPC). Il se fait notamment remarquer par l'occupation de l'Ambassade du Pérou à Bruxelles en soutien au groupe terroriste péruvien Sentier Lumineux. Des militants du CAPC occuperont également les bureaux de l'Agence France Presse à Bruxelles en soutien aux détenus du groupe terroriste Action Directe.
Dès la fin des années 90, l'APAPC milite pour obtenir la libération des détenus des CCC à l'issue de la peine minimale prévue pour les condamnés à perpétuité. Des affiches de soutien aux CCC sont placées par l'APAPC à différents endroits de Bruxelles. Les relais de l'APAPC s'étendaient dans différents millieux. Au point qu'en septembre 1998, l'hebdomadaire "Télémoustique" (censé s'occuper de programmes de télévision) publie sous la signature de Claude Moniquet un article de quatre pages permettant à l'APAPC de plaider pour la libération des détenus des CCC.
Fin de l'année 2000, la mouvance communiste lance le Secours Rouge International. Une antenne se crée en Belgique sur base de l'APAPC.

26.06.2008

Bertrand Sassoye : un illuminé, partisan de la violence

http://users.skynet.be/terrorism/jpeg/belgium_ccc_9.jpg

BRUXELLES. Bertrand Sassoye reste en prison, contrairement à ses amis et co-inculpés du Secours Rouge. Ce terroriste des CCC, condamné à perpétuité en 1988, n'a jamais varié dans ses certitudes "révolutionnaires". Peu après sa libération, le 10 juillet 2000, il déclarait, se répétant en 2003 et en 2006 dans la presse : "Je n'ai rien renié de mes opinions politiques. Je reste marxiste-léniniste [...] et convaincu de la nécessité d'une révolution, d'une lutte armée en Belgique, d'une prise du pouvoir par la violence".

Bertrand Sassoye reste en prison

ccc02.jpgLa Chambre des mises en accusation de Bruxelles a confirmé l’ordonnance de la chambre du conseil. Wahoub Fayoumi, Constant Hormans et Abdallah Ibrahim Abdallah vont êtres libérés. Bertrand Sassoye restera quant à lui en prison.

Wahoub Fayoumi, Constant Hormans et Abdallah Ibrahim Abdallah vont êtres libérés. La Chambre des mises en accusation de Bruxelles a confirmé ce jeudi matin l’ordonnance de la chambre du conseil.

Soupçonnés d’avoir participé à des activités du mouvement terroriste italien d’extrême-gauche Partito Comunista Politico-Militare (PCPM – Parti Communiste politico-militaire), ne pourront cependant entretenir aucun contact entre eux. C’est la condition exigée par la chambre des mises en accusation à leur libération prévue dans le courant de l’après-midi.

Bertrand Sassoye restera quant à lui en prison.

25.06.2008

Manifestation du Secours Rouge

carette.jpgBruxelles. Quelque 200 personnes ont manifesté le samedi 21 juin au matin pour demander la libération des 4 militants du Secours Rouge emprisonnés depuis le 5 juin pour appartenance à une organisation terroriste. Les manifestants se sont d’abord rassemblés devant la Maison communale de Saint-Gilles avant de se rendre devant les prisons de Saint-Gilles, Forest et Berkendael. Parmi les manifestants, on pouvait reconnaître Pierre Carette, compagnon de route de Bertrand Sassoye. Pierre Carette avait été condamné en 1988 à la réclusion à perpétuité pour les actes terroristes qu'il avait commis au nom des Cellules Communistes Combattantes (CCC). Il a finalement été libéré en juin 2003 et, contrairement à Sassoye, n'a pas rejoint le Secours Rouge mais a fondé l'asbl Solidarité-Liberté.